Vers la fin des microbilles dans les cosmétiques ?

Vers la fin des microbilles dans les cosmétiques ?

Les microbilles de plastique seront interdites dans les cosmétiques à compter du 1er janvier 2018, selon la loi biodiversité.

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Justine Fiordelli

Avec la loi biodiversité adoptée par le Parlement le 20 juillet 2016, la protection de la planète est au coeur de l'actualité ! À compter du 1er janvier 2018, les microbilles exfoliantes utilisées dans les cosmétiques seront interdites. Décryptage.

Les interdire, oui, mais pourquoi ?

Après les Etats-Unis, c'est au tour de la France de pendre des mesures et de dire stop à l'usage des microbilles de plastique (ou plus précisément de polyéthylène) utilisées généralement dans les exfoliants, dentifrices et autres cosmétiques comme les shampoings. Le but ? Limiter la pollution marine, car oui, ces petites particules s'accumulent de plus en plus dans les mers, océans et lacs du monde entier et sont aujourd'hui accusées de nuir à l'environnement marin. Qui plus est, ces déchets plastiques, présents également dans les produits ménagers, finiraient même par être ingérés par la faune aquatique. Suite à étude réalisée dans Les Grands Lacs d'Amérique du Nord, le groupe écologiste 5 Gyres affirmait en 2013 que "près d'un demi-million de granulés de plastique au kilomètre carré reposaient au fond des océans", rapporte Marieclaire.fr. Autant de raisons qui ont poussé le Parlement français à tirer la sonnette d'alarme et agir par le biais de la loi biodiversité. Les grands groupes de cosmétiques devront donc d'ici 2018 prendre leurs précautions et se tourner vers de nouvelles matières biodégradables, chose que les cosmétiques vegan font déjà.

Les cotons-tiges en plastique, bientôt interdits à leur tour ?

La loi biodiversité ne s'arrête pas là et prévoit également de mettre un terme aux cotons-tiges en plastique à usage unique. Selon l'article 124, ces bâtonnets ouatés seront interdits à compter du 1er janvier 2020. Préparez-vous au changement ! Ils seront remplacés par un objet similaire fabriqué en papier biodégradable et compostable, pour lutter conte la pollution. Comme les microbilles de plastique, "les cotons-tiges font en effet partie des déchets les plus présents dans les milieux aquatiques", comme l'a confié Antidia Citores, porte-parole de l'association Surfrider Foundation Europe, au Parisien.

 
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