Méningite : pourquoi fait-elle si peur ?

Méningite : pourquoi fait-elle si peur ?

Méningite, une maladie qui inquiète.

A lire aussi

Hélène Demarly

Cette inflammation des méninges est dans la plupart des cas sans danger. Mais lorsqu'elle est d'origine bactérienne, elle peut s'avérer mortelle de façon foudroyante mais aussi laisser de graves séquelles. Explications.

Une maladie qui peut être mortelle

La méningite est une inflammation des méninges, ces membranes qui servent d'enveloppes et protègent le cerveau et la moelle épinière. Le plus souvent infectieuse (virus), elle peut également, mais c'est plus rare, être d'origine bactérienne, et même due à un champignon ou un parasite. La méningite d'origine virale est la plupart du temps bénigne (elle guérit en quelques jours dans la majorité des cas) alors que la méningite bactérienne peut entraîner la mort (environ 170 000 décès annuels dans le monde selon l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé). Toute tranche d'âge confondue, la méningite est mortelle dans 5 à 10% des cas, toujours selon l'OMS.

Elle peut laisser d'importantes séquelles

Lorsqu'elle est d'origine bactérienne, la méningite peut laisser de graves séquelles. Elle peut notamment détruire une partie du cerveau et entraîner des difficultés motrices et verbales, de l'épilepsie, des retards de développement mental, une surdité ou encore l'amputation des membres inférieurs.

Les symptômes sont durs à reconnaître

Une méningite se caractérise par de la fièvre, des maux de tête, des courbatures, une douleur dans la nuque, des nausées, de la somnolence et des difficultés anormales à supporter la lumière. Autant de symptômes assez peu visibles en début d'infection et qui peuvent faire penser à la grippe, surtout chez les jeunes enfants. Lorsqu'il s'agit d'une méningite à méningocoques, des taches rougeâtres peuvent également apparaître sur le corps et former des plaques. Un bébé qui refuse de se nourrir et qui manque totalement d'énergie doit aussi être un signe obligeant à se rendre chez le médecin ou à l'hôpital.

Elle est contagieuse

Présente dans la salive, la méningite peut se transmettre par postillon et baiser. Quand un cas de méningite est avéré, l'entourage et la famille peuvent être amenés à prendre un traitement antibiotique en prévention. Mais pas la peine de céder pour autant à la psychose, la bactérie est fragile et résiste peu de temps à l'air libre.

Les moins de 25 ans sont les plus exposés

Parce qu'elle se développe dans les lieux de vie en communauté (école, crèches, cantines...), elle touche davantage les jeunes et peut angoisser bon nombre de parents. Selon les chiffres de l'OMS, les moins de 5 ans représentent 38% des cas, la maladie décroît ensuite avant de connaître de nouveau un pic entre 14 et 20 ans. Chaque année en France, quelques 200 cas de méningites à pneumocoques sont recensés chez l'enfant. Sur ce nombre, 10% en décèdent et 30% sont atteints de lourdes séquelles neurologiques et/ou auditives (source : Méningites France-Association Audrey).Le seul moyen d'être certain que vous ou quelqu'un de votre entourage n'est pas atteint de méningite est de vous rendre à l'hôpital pour effectuer une ponction lombaire. Le diagnostic permet ensuite d'établir le bon traitement. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter votre médecin.

 
7 commentaires - Méningite : pourquoi fait-elle si peur ?
  • avatar
    Starwalker -

    Tout comme le témoignage ci-dessous aussi en 1958 suis passé par la même étape. J'ai parait-il failli mourir. Ai réussi plus de 50 ans après et par un pur hasard à avoir mon dossier médical. Dans ma famille c'était motus bouche cousue car considéré comme une maladie honteuse. Toujours est-il que j'ai des séquelles visuelles et intellectuelles, lenteurs, difficulté de compréhension rapide. Question intégration, ce n'est pas toujours facile mais ai quand réussi à avoir un emploi mais peux vous dire que la vie de tous les jours n'est pas toujours facile......

  • avatar
    AlbatrosCE -

    vous connaissez cette infection?? Je l'ai eu il y a soixante ans, certes je m'en suis sorti mais pas sans dommage, il est vrai qu'à l'époque les soins était différents. Je suis plus lent à réagir pour certaine situation, cela ne se voit pas mais moi je le sais je m'en rend compte. Les infirmières de l'époque ne prenaient pas de gants pour dire les choses car ma méningite s'est muée en encéphalite, lorsque mes parents ont demandé la différence la réponse fut cinglante: une méningite peut se soignée mais une encéphalite c'est mortel. Je suis revenu. J'ai perdu la vue pendant plusieurs semaines puis s'est revenu. Quatorze ans après j'ai appris le décès d'une voisine à cause d'une méningite cérébro-spinale elle avait dix ans emporté en trois jours. Alors aujourd'hui vous avez le moyen de l'éviter. Souvent ceux qui critiques sont les mêmes qui disent que rien est fait quand le mal se répend.

  • avatar
    chco1 -

    Et autre chose , arrêter de forcer les parents à faire le vaccin de la méningite, surtout qu' il n'est pas obligatoire et je doute du truc...

  • avatar
    chco1 -

    Bonjour,
    Je voudrais réagir car je ne suis pas d'accord sur tout.J'ai eu une méningite à méningocoque à l'âge de 17 mois tout en étant à la maison et l' on me donnait qu' une 20aines de min à vivre et je suis tjrs là. Par contre, oui, celà créer du retard, beaucoup de difficultés à l'école et aucune indulgence vis à vis des enseignants car personne ne connaît réellement cette maladie.

  • avatar
    foretbonheur -

    le vaccin contre la meningite serait plus utile que le bcg qui ne sert a rien.mon fils a ete malade tout un ete a cause de ce vaccin qui au bout du compte donne un resultat negatif donc vaccin qui n'a pas pris!

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]