Allergie au soleil : ce qu'il faut savoir

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 L'allergie au soleil se traduit par des plaques et boutons qui peuvent fortement démanger et même devenir invalidants.

L'allergie au soleil se traduit par des plaques et boutons qui peuvent fortement démanger et même devenir invalidants.

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© Adobe Stock, Syda Productions
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Christian Pambrun

Rien de plus plaisant qu'un bain de soleil en été. Si les risques liés à une exposition prolongée aux rayons ultra-violets sont connus, certaines personnes sont atteintes d'un mal sournois qui peut gâcher les beaux jours : l'allergie au soleil.

À moins de vivre la nuit, difficile d'échapper au soleil, surtout en été. Pourtant, une simple promenade peut se transformer en calvaire pour certains. Près de 10% de la population serait affectée par une allergie au soleil - et près de 90% seraient des femmes. Les symptômes ? Des petits boutons, de l'urticaire et des plaques rouges qui provoquent de fortes démangeaisons. En cause ? Les rayons du soleil, et plus particulièrement les UVA et les UVB - plus communément appelés rayons UV. Le système immunitaire des personnes allergiques réagit anormalement en tentant de se défendre après une exposition prolongée aux UV.

Un éventail d'allergies

Plusieurs types d'allergies solaire existent. L'urticaire solaire se déclenche quasiment immédiatement après être allé sous le soleil, et disparaît après s'être remis à l'ombre. Il touche principalement les femmes de 20 à 40 ans et se traduit par des plaques ressemblant à des piqures d'orties qui affectent les parties du corps exposées. S'il peut disparaître aussi vite qu'il apparaît, et tend à s'estomper au fil de la saison, il reste parfois très gênant et invalidant. La lucite estivale bénigne touche les femmes un peu plus jeunes et est déclenchée par la première exposition à un ensoleillement important. Sa particularité est que ses symptômes sont souvent situés sur le cou, le torse ou décolleté, les épaules, les avants bras, et parfois au-dessus des pieds, alors que le visage reste relativement épargné. Ils peuvent subsister pendant une semaine après s'être mis à l'ombre. La lucite polymorphe quant à elle touche autant les femmes que les hommes, et le plus souvent les personnes qui ne sont pas habituées au soleil. C'est la pire version des allergies au soleil, qui peut se déclencher même lorsque le temps est nuageux. Côté zones corporelles touchées, ce sont les mêmes que celles de la lucite bénigne avec le visage, le dos, les mains et derrière les oreilles qui sont aussi concernés. Elle peut apparaître immédiatement ou jusqu'à 12 heures après exposition et tend à récidiver et s'aggraver chaque année.

Quelles solutions ?

Il convient de se rendre chez un dermatologue afin de poser le diagnostic. Un phototest (émission localisée de rayons UV sur la peau) peut être effectué afin de confirmer l'allergie, et une photothérapie envisagée afin de construire la tolérance de la peau. Il faut éviter les heures d'ensoleillement intense, s'habiller en conséquence et appliquer un produit solaire de très haute protection. Le médecin peut aussi prescrire des médicaments caroténoïdes, de l'acide para amino-Benzoïque, de la vitamine PP, ou des antipaludéens de synthèse en fonction des cas. À noter : les antihistaminiques et agents antiradicalaires sont utiles pour la prévention et l'atténuation des symptômes. Préparation et prévention permettront à tous de profiter des beaux jours !

 
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