Baby blues : comment y échapper ?

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 Le "syndrome du troisième" peut toucher jusqu'à 80% des nouvelles mamans, et devenir une dépression post-partum plus sévère à long terme.

Le "syndrome du troisième" peut toucher jusqu'à 80% des nouvelles mamans, et devenir une dépression post-partum plus sévère à long terme.

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© Adobe Stock, tiagozr
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Christian Pambrun

Sous son nom presque inoffensif, le baby blues cache pourtant un mal bien réel qui se traduit par un état dépressif parfois difficile à gérer. Il peut gâcher les jours qui suivent l'accouchement et empêcher les nouvelles mamans de fonctionner correctement. Comment y échapper ?

Le "syndrome du troisième jour", pouvant mener à la dépression post-partum, toucherait jusqu'à 80% des femmes, et peut durer de quelques jours à plusieurs mois. La cause ? Un véritable chamboulement hormonal lié à la grossesse et à l'accouchement, et un bouleversement pour la mère qui doit s'habituer à ne plus être enceinte et à son nouvel enfant.

Les réflexes à adopter avant l'accouchement

Apprendre à se connaître pour anticiper les risques est essentiel. Si vous avez déjà connu un épisode dépressif, ou que votre grossesse n'est pas facile, faire un bilan avec le médecin peut permettre de préparer le terrain. Il s'agit aussi de déceler des carences et d'adapter son mode de vie afin d'en limiter les effets. Ce n'est pas aisé, mais apprendre à canaliser son anxiété durant la grossesse pourrait prévenir le risque de baby blues. Un test clinique à petite échelle réalisé aux Etats-Unis aurait démontré que les femmes qui pratiquent la méditation de pleine conscience, ou "mindfulness", auraient un taux de dépression plus bas. Arriver sereine au terme de sa grossesse ne peut être que bénéfique !

Penser à soi et à ses besoins

Après l'accouchement, un seul maître-mot : repos ! Il va falloir recharger les batteries. Si le baby blues s'installe, mieux vaut ne pas trop avoir de visites afin d'éviter le burn out. Dormir en même temps que le bébé, quand c'est possible, est la meilleure stratégie. Afin de combler certaines carences développées pendant la grossesse et refaire le plein après l'accouchement, il faut adapter son alimentation. Des repas riches en calcium (produits laitiers), oméga 3 (poissons gras) et en oligo-éléments (fruits de mer) peuvent aider à rétablir l'équilibre et combattre le baby blues. Reprendre une activité physique modérée, adaptée aux jeunes mamans, serait aussi bénéfique contre la baisse de moral après la naissance.

S'appuyer sur son entourage

Cependant, il n'est pas toujours facile de trouver le temps ou l'énergie de s'occuper de soi après avoir donné naissance. C'est pourquoi l'aspect le plus important de la lutte contre le baby blues est sans doute de savoir s'entourer. Il faut s'appuyer sur son partenaire et ses proches autant que possible. Ne pas hésiter à parler, déléguer certaines tâches, et demander de l'aide sont autant de stratégies qui peuvent prévenir ou réduire le stress et la fatigue associées au baby blues. Autre recommandation : ne pas espérer être une mère parfaite immédiatement ! En ne plaçant pas la barre trop haut d'entrée de jeu, le poids sur les épaules de la mère est moins important et limite les risques de mal-être. Si la dépression s'installe, il ne faut surtout pas hésiter à consulter son médecin qui pourra prescrire un traitement adapté.

 
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