Burn-out : une maladie à part entière ?

Burn-out : une maladie à part entière ?

Le burn-out touche de plus en plus de Français.

A lire aussi

Fabien Gallet

Le burn-out toucherait de plus en plus de Français. De quoi pousser le gouvernement à étudier de plus près la question pour, peut-être, enfin reconnaître l'épuisement au travail comme une maladie à part entière.

Jeudi 16 mars 2017, la CFDT (Confédération française démocratique du travail) a publié les résultats de son enquête sur le rapport des Français au travail, menée auprès de 200 000 salariés. Un sondage révélateur, et pour cause, si 77% des sondés aiment leur travail, une personne sur trois considère que son activité nuit à sa santé. Pire encore, 36% des sondés déclarent avoir déjà fait un burn-out au cours de leur carrière. De quoi relancer le débat sur la reconnaissance de l'épuisement au travail comme maladie professionnelle.

Le burn-out, qu'est-ce que c'est ?

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, le burn-out est "un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d'incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail". Comment se caractérise ce syndrome ? Notamment par un état de stress et d'anxiété constant, un épuisement physique, émotionnel et mental, une perte de l'accomplissement personnel et une forme de cynisme vis-à-vis du travail. Un ensemble de symptômes qui touche toutes les catégories professionnelles, aussi bien les femmes que les hommes, et ce peu importe l'âge, et qui peut s'avérer grave dans certains cas (dépression, malaises voire suicide). Si les chiffres varient selon les sources (certaines parlent de 3 millions d'individus concernés en France), l'Institut national de veille sanitaire (INV) évaluait en 2016 à 30 000 le nombre de cas de burn-out sur la période 2007-2012.

Une question de santé qui fait débat

Étroitement lié au monde du travail donc, le burn-out sera-t-il un jour reconnu comme maladie professionnelle ? C'est la question qui fait rage depuis quelques années. Et pour cause, ce mal ne fait pas partie des 98 maladies professionnelles reconnues et figurant dans l'un des tableaux créés par le Code de la Sécurité sociale. De ce fait, pour prétendre être victime d'un burn-out, il faut prouver auprès du comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles dépasser le seuil de 25% du taux d'incapacité permanente. Un chiffre qui limite donc le nombre de cas reconnus.

Bientôt des évolutions concernant la santé psychique au travail ?

Voilà pourquoi en juin 2016, un groupe de députés a été chargé par l'Assemblée nationale de "cerner les définitions de l'épuisement professionnel, de procéder à un état de la situation actuelle (et) de décrire et comprendre les différents modes de prises en charge". Après plusieurs mois de travail, la mission parlementaire a dévoilé 27 propositions pour la reconnaissance du burn-out, parmi lesquelles "l'abaissement" à 10% du fameux seuil de taux d'incapacité, "voire sa suppression". Par ailleurs, elle estime important la création d'un "centre national de référence consacré à la santé psychique au travail", afin d'"approfondir les connaissances" sur le sujet. Le burn-out sera peut-être ainsi bientôt reconsidéré.

 
1 commentaire - Burn-out : une maladie à part entière ?
  • avatar
    GO59 -

    Il y a des patrons salauds riches et bien portants qui aiment bien vous faire souffrir au boulot en vous discriminant et en vous mettant au placard lorsque vous avez passé les 55 ans et ne veulent pas attendre votre mise en retraite,c'est pas toujours facile de les inculper au pénal mais çà changera si le pourcentage de burn out augmente pour faire reconnaître leur faute (généralement faible pourcentage mais en augmentation donc il faut mettre en place des peines plus sévères comme l'arrét d'exercice de mandataire au sein des sociétés dans laquelle ils ont exercé leur faits et peine d'emprisonnement d'un an ferme pour étre plus répressif.

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]