Gemmothérapie : comment se soigner avec des bourgeons

Chargement en cours
 Les bourgeons sont macérés pour produire l'extrait qui sert au traitement gemmothérapeutique.

Les bourgeons sont macérés pour produire l'extrait qui sert au traitement gemmothérapeutique.

1/2
© Adobe Stock, Comugnero Silvana
A lire aussi

Jessica Rat

Vous connaissiez sans doute l'aromathérapie (l'utilisation d'huiles essentielles) et la phytothérapie (la guérison par les plantes), mais avez-vous déjà entendu parler du dérivé de cette dernière, la gemmothérapie ? Ne laissez pas le terme vous tromper : il ne s'agit pas là de se soigner grâce aux gemmes - encore une autre pratique non conventionnelle, dénommée lithothérapie - mais grâce aux... bourgeons. Explications.

Si les bourgeons ont un usage pharmaceutique depuis le Moyen Âge, la gemmothérapie telle qu'on l'entend aujourd'hui ne remonte qu'aux années 1960. Cette médecine non conventionnelle est née de l'impulsion d'un docteur belge, Pol Henry, qui l'a alors appelée "phytoembryothérapie". C'est ensuite le docteur Max Tétau qui, la décennie suivante, lui a donné le nom qu'on lui connaît - empruntant donc le terme "gemma" au latin, qui signifie à la fois "gemme" en minéralogie mais aussi "bourgeon" en botanique.

L'extraction des principaux actifs des plantes

Tout comme la pratique plus large qu'est la phytothérapie, la gemmothérapie repose sur les plantes, mais spécifiquement au stade embryonnaire. Pourquoi ? Car les tissus embryonnaires qui constituent le bourgeon, mais aussi les jeunes pousses et les radicelles (plus petites parties des racines), assument le développement à la fois des tiges, des feuilles, des fleurs et des fruits. Ainsi possèdent-ils, à cet effet, de fortes concentrations de vitamines, oligo-éléments et autres minéraux. Des substances particulièrement prisées par nous autres, êtres humains, pour combler aux éventuels manques naturels.

Mais, on vous voit venir, ne partez pas en quête de bourgeons pour les avaler tels quels ! La gemmothérapie requiert un certain processus : ces excroissances, fraîchement cueillies juste avant l'éclosion, sont macérées durant plusieurs semaines dans un mélange d'eau, de glycérine et d'alcool afin d'obtenir un extrait appelé "macérat-mère". Une solution qui, en plus de propriétés diurétiques, drainantes ou encore détoxifiantes, ciblerait des maux spécifiques en tant que véritable concentré des principaux actifs des plantes utilisées : à base de cassis, elle aurait ainsi des vertus énergétiques alors qu'à base d'aubépine, elle serait notamment bonne pour le coeur.

Un produit disponible en pharmacie

Les déclinaisons, disponibles sous forme de flacons compte-gouttes en pharmacie et parapharmacie, sont diverses et variées, produites à partir de sève de bouleau (vertus drainantes), de gingko (pour la concentration), ou encore de myrtillier (protection oculaire). L'indication est, généralement, d'en diluer cinq gouttes dans de l'eau à consommer trois fois par jour au cours des repas. À noter toutefois que si la gemmothérapie est une pratique ainsi développée par les laboratoires, elle n'est pas reconnue comme médecine à proprement dit, faute de résultats scientifiques attestant de son bienfait sur le corps humain.

 
0 commentaire - Gemmothérapie : comment se soigner avec des bourgeons
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]