Péridurale : comment ça marche ?

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 Environ trois-quarts des femmes enceintes ont recours à la péridurale en France.

Environ trois-quarts des femmes enceintes ont recours à la péridurale en France.

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© iStock, ChaNaWit
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Hélène Garçon

En France, 77% des femmes accouchent sous péridurale selon une étude de l'Inserm datant de 2015. Alors que cette pratique est accusée de rallonger le travail, et donc la mise au monde du bébé, une récente étude américaine publiée dans la revue Obstetric & Gynecology affirme le contraire. Quel est donc le fonctionnement d'une péridurale, et à quoi sert-elle ?

Péridurale : mode d'emploi

L'anesthésie péridurale, plus communément appelée péridurale, est une technique d'anesthésie loco-régionale visant à endormir le bas du corps, permettant à la maman d'accoucher sans douleur. Celle-ci peut ainsi ressentir les contractions et l'accouchement, mais pas les douleurs provoquées par la délivrance. Elle se fait par l'introduction autour de la dure-mère (d'où le nom "péri-durale") qui sert d'enveloppe à la moelle épinière d'un cathéter, lequel diffuse un produit actif anesthésiant.

La décision d'avoir recours ou non à la péridurale se prend quelques semaines avant l'accouchement. La patiente rencontre alors un anesthésiste qui évalue les risques et définit le produit actif à injecter selon son profil. Il peut être amené à prescrire un bilan sanguin. Il faut aussi savoir que cette consultation est obligatoire, et ne vous oblige en aucun cas à opter pour la péridurale. Elle vous permet de vous conforter dans votre choix, ou au contraire, de changer d'avis.

Le jour J, un médecin anesthésiste vient examiner la patiente pour s'assurer qu'elle ne présente pas de contre-indication, et lui demande de s'asseoir et de se coucher sur le côté pour pouvoir faire l'injection. Si en principe toutes les femmes sur le point d'accoucher peuvent demander à en bénéficier, le médecin anesthésiste se réserve le droit de refuser si la patiente est fiévreuse ou si elle présente d'autres symptômes contre-indicatoires.

L'injection peut être douloureuse sur le moment. Mais au bout d'environ un quart d'heure, l'actif fait effet et la douleur liée aux contractions utérines est largement soulagée. Selon le temps que dure le travail, les injections peuvent être à renouveler.

Quels sont les risques d'une péridurale ?

Il peut y avoir quelques effets secondaires, généralement bénins, comme des maux de tête et des vertiges post-accouchement, liés à une lésion de la dure-mère. Les cas plus graves restent rares, mais ils existent, comme pour tout geste anesthésique. Ils peuvent aller du choc allergique à l'arrêt cardiaque. La péridurale n'a aucune conséquence pour l'enfant, qui reçoit forcément une petite dose d'analgésique. La péridurale peut néanmoins favoriser l'utilisation d'instruments lors de l'accouchement, comme celle de forceps ou de ventouses, la mère étant moins capable de pousser.

Existent-ils des alternatives à la péridurale ?

Certaines solutions existent pour les femmes qui souhaitent atténuer les douleurs liées aux contractions sans avoir recours à la péridurale. L'acupuncture, très plébiscitée en Chine, ne supprime pas totalement les douleurs mais aide à les réduire, tout comme la durée du travail. Le protoxyde d'azote, un gaz inoffensif à inhaler au moment des contractions permet lui aussi de relaxer la maman et de la soulager. L'hypnose, la sophrologie et l'homéopathie figurent également parmi les alternatives naturelles pour toutes celles qui souhaitent éviter la péridurale.

 
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