Sida : où en est-on ?

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 Depuis le début de l'épidémie, 76,1 millions de personnes ont été infectées par le VIH dans le monde.

Depuis le début de l'épidémie, 76,1 millions de personnes ont été infectées par le VIH dans le monde.

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© Adobe Stock, Andrey Popov
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Jessica Rat

Le syndrome d'immunodéficience acquise, communément appelé sida, est le stade ultime de l'infection causée par le virus de l'immunodéficience humaine, soit le VIH. Si de moins en moins de personnes en meurent, le nombre de patients infectés continue de progresser. Le point sur la situation actuelle et sur les avancées de la recherche.

Tout d'abord, petit rappel : transmis par des fluides corporels (lors de rapports sexuels, par voie sanguine ou de la mère à l'enfant), le VIH s'attaque au système immunitaire. Il rend ainsi l'organisme des personnes séropositives au VIH vulnérable aux maladies dites "opportunistes" et souvent mortelles, comme notamment la tuberculose. C'est seulement à ce moment-là qu'une personne est dite atteinte du sida. Or, grâce aux traitements aujourd'hui développés, de nombreuses personnes vivent avec le VIH sans pour autant développer de sida.

36,7 millions de séropositifs dans le monde

Depuis la fin des années 1970, le virus aurait touché environ 76,1 millions de personnes dans le monde selon l'ONUSIDA, programme des Nations Unies. Si les chiffres ont nettement reculé depuis le début de la pandémie, 1,8 million de personnes auraient été nouvellement infectées en 2016. Si bien que 36,7 millions d'individus autour du globe vivaient encore avec le VIH l'an passé, 35 millions de personnes ayant en outre succombé aux maladies liées au sida depuis le début de la pandémie - dont 1 million en 2016. Les chercheurs travaillent d'arrache-pied pour faire chuter ces chiffres, voire un jour éradiquer le fléau...

Depuis qu'une équipe de l'Institut Pasteur a identifié le virus en 1983, la recherche a déjà permis non seulement le développement d'un dépistage mais aussi d'un traitement efficaces. Apparue en 1996, la trithérapie, un cocktail de trois antirétroviraux, permet aujourd'hui de contrôler efficacement le virus. Soit de préserver la santé d'une personne infectée, lui redonnant même une espérance de vie semblable à la population générale, mais aussi de lui permettre de garder une certaine qualité de vie en réduisant le risque de transmission du VIH... sans pour autant l'éliminer de l'organisme. C'est ce à quoi le monde scientifique s'acharne encore : trouver un traitement qui permettrait de redevenir séronégatif au VIH.

Une stratégie "90-90-90"

Mais en attendant la découverte d'un vaccin, l'ONUSIDA mise sur un autre objectif. Le programme des Nations Unies estime en effet que la pandémie pourrait (enfin) arriver à un terme d'ici 2030, grâce à de "simples" mesures de prévention. Les mesures de prévention primaire, concernant notamment les rapports sexuels protégés, couplées à une stratégie "90-90-90" à atteindre d'ici 2020 : que 90% des personnes atteintes du VIH connaissent leur statut sérologique, que 90% des diagnostiqués soient sous traitement antirétroviral, et que 90% des traités affichent une charge virale indétectable (et donc intransmissible). Les dernières données de l'ONUSIDA, en 2016, suggèrent une certaine progression vers cet objectif : le triplé est actuellement chiffré à "70-77-82". De quoi redonner espoir... À condition de poursuivre les efforts, sans relâche.

 
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