La rédac d'Orange a testé : les insectes

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 Assiette de dégustation composée de vers de farine aromatisés au curry jaune (en bas à droite), de grillons goût barbecue (en haut) ainsi qu'un mélange composé de criquets, de grillons, de courtilières, de vers à soie et de vers de bambou (en bas à gauche).

Assiette de dégustation composée de vers de farine aromatisés au curry jaune (en bas à droite), de grillons goût barbecue (en haut) ainsi qu'un mélange composé de criquets, de grillons, de courtilières, de vers à soie et de ...

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Marie Ponchel

2,5 milliards d'êtres humains consomment déjà quotidiennement des insectes. Alors pourquoi pas nous ? Très peu pratiquée dans les pays occidentaux, l'entomophagie (le fait de manger des insectes) est plutôt perçue chez nous comme un curieux phénomène qu'un mode de vie naturel. Débutants en entomophagie, nous avons testé des insectes déjà cuisinés : des vers de farine aromatisés au curry jaune, des grillons goût barbecue ainsi qu'un mélange composé de criquets, de grillons, de courtilières, de vers à soie et de vers de bambou.

De Koh-Lanta à la réalité

"On se croirait à Koh-Lanta !" est la phrase qui est revenue le plus souvent lors du test, chacun des participants se remémorant les fameuses épreuves de dégustation redoutées à chaque saison par les aventuriers du célèbre jeu d'aventure de TF1. Ici pas de totem d'immunité à gagner, juste un défi à relever pour certains, et de la curiosité pour d'autres. Ce sont les hommes qui se jettent à l'eau en premier. "C'est un mode de consommation intéressant que j'ai toujours voulu essayer alors je me lance" confie Tarik qui se laisse tenter par les vers de farine au curry jaune, à déguster entiers et tels quels à l'apéritif.

Quant à Marc-Emmanuel, il teste l'ensemble des insectes mais avoue avoir une préférence pour les vers de farine et les grillons car "plus faciles à ingérer et moins effrayant que le mélange d'insectes". Il est vrai que bon nombre de personnes autour de la table ont manifesté des signes de répulsion : "C'est d'abord l'aspect visuel qui vient donner une première mauvaise impression. Autant dire que voir un gros grillon recroquevillé sur lui-même ne fait pas rêver. Mais après dégustation, cette impression disparaît ", explique Fabien. Marc-Emmanuel avait lui de très mauvais a priori : "Leurs textures sont épouvantables voire repoussantes et leurs formes hideuses". Enfin, Caroline avait plutôt une image exotique des insectes, partagée entre "l'audace culinaire et le dégoût provoqué par ces petites têtes".

Un apéritif pas comme les autres

Les insectes d'apéritifs sélectionnés ont bénéficié d'un mode de préparation semblable à celui effectué en Thaïlande : une congélation de 48 heures, une ébullition puis une déshydratation par cuisson lente, étape durant laquelle les insectes sont assaisonnés. Une fois les premières impressions visuelles passées, place à la dégustation. Les testeurs évoquent justement l'assaisonnement : salé comme une chips, sec, peu goûteux... "Ça croustille, c'est salé... Ça ressemble à de la peau de poulet très frite en petits morceaux" pour Caroline. "Ce n'est pas mauvais et très étonnant, j'en ai même repris ! ", s'enthousiasme Morgane.

Et qu'en est-il des insectes aromatisés ? Les goûts barbecue et curry apportent un côté rassurant pour les consommateurs débutants dans la mesure où ce sont des saveurs que nous connaissons déjà et que l'on peut comparer plus facilement. "Le curry est très présent et masque finalement le goût même de l'insecte. On a l'impression de manger une chips au curry très salée", décrit Marie. Quant au mélange d'épices barbecue, elles affadissent finalement le goût global du grillon, qui s'apparente plutôt à une graine de tournesol salée qu'à une chips de barbecue.

Vers un développement de l'entomophagie dans les pays occidentaux ?

Aujourd'hui, 1400 espèces d'insectes sont consommées par 2,5 milliards d'Hommes dans certaines parties du monde (Afrique, Asie, Amérique Latine), où ils font partie de la culture alimentaire traditionnelle. Nos testeurs d'un jour sont plutôt favorables au développement de l'entomophagie dans les pays occidentaux : "Pourquoi pas, mais il faudrait le faire de façon très industrielle parce que c'est vraiment tout petit", selon Caroline. "Si le rapport qualité/prix est considérable, pourquoi pas. Mais il me faudrait un peu plus d'informations sur le sujet comme les apports nutritifs et les éventuelles conséquences de la consommation d'insectes pour la santé", rajoute Marc-Emmanuel.

D'après des études scientifiques, le taux de protéines des insectes comestibles serait supérieur à celui des végétaux, des viandes et des oeufs. Par exemple, pour 18g de vers de farine au curry jaune, les valeurs nutritionnelles moyennes s'élèvent à 20g de protéines, 5,4g de glucides et 13g de lipides, pour un apport calorique de 475 kcal. En plus d'être des aliments riches en protéines, l'élevage d'insectes possède un faible impact environnemental et participe au maintien de la biodiversité dans la mesure où une grande majorité d'espèces provient de prélèvements en milieux naturels. Et vous les insectes, ça vous tente ?

 
25 commentaires - La rédac d'Orange a testé : les insectes
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