Mercotte : "Les macarons, j'en ai ras-le-bol"

Mercotte : "Les macarons, j'en ai ras-le-bol"

Mercotte présente Envies de desserts, son nouvel ouvrage culinaire.

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Roxane Centola

Jacqueline Mercorelli, que l'on connaît mieux sous le surnom de Mercotte, s'est imposée ces dernières années à la télévision, à la radio et sur Internet comme l'une des références en matière de pâtisserie. Une mamie gâteau branchée, qui était récemment de passage à Paris pour présenter son nouvel ouvrage : Envies de desserts, une compilation de ses trois autres livres sur la pâtisserie disponible aux éditions J'ai Lu. Rencontre. "Faire de la pâtisserie, cela demande de la rigueur"

Contrairement à beaucoup de chefs, Mercotte met son ego de côté : sa seule ambition, c'est de partager son savoir-faire et son amour de la cuisine pour permettre aux amateurs de douceurs d'apprendre et progresser. Avec gaieté, elle explique : "Je me revendique comme une amateur éclairée et en rien une professionnelle. Et surtout mon but c'est de tirer les gens vers le haut. Faire de la pâtisserie, cela demande de la rigueur, de l'anticipation, de l'organisation, et de s'équiper (plus ou moins). Envies de desserts, c'est un livre qui est destiné à ceux qui sont motivés et qui ont envie de progresser. Je veux pousser les gens vers le haut". Le Meilleur Pâtissier : "Au début, je n'étais pas très emballée"Arrivée sur la Toile il y a plus de dix ans, au tout début des blogs, Mercotte s'est rapidement fait un nom. Une notoriété qui lui permet aujourd'hui de faire de la radio et des émissions à la télévision : "Moi je m'éclate. Mais on est toujours venu me chercher", précise-t-elle. Ce qu'elle aime dans Le Meilleur Pâtissier, émission culinaire dont elle est jurée ? Cyril Lignac, évidemment, sur qui elle ne tarit pas d'éloges : "Il est hyper naturel, il a beaucoup d'empathie pour les candidats et il est super sympa". Mais c'est le concept de l'émission qui l'a finalement convaincue : "Certaines émissions sont pédagogiques, d'autres moins. Je n'étais pas forcément emballée au départ, mais on m'a dit que c'était une émission bienveillante et effectivement c'est rigolo. Ce qui est bien dans Le Meilleur Pâtissier, c'est que l'on donne envie à 'madame tout le monde' de pâtisser. Et ça marche, les gens font vraiment les recettes, je le vois d'ailleurs sur mon blog. C'est très positif"."Il y a des gens qui veulent être originaux et qui se loupent complètement"Si Mercotte est une habituée des fourneaux, elle se méfie des modes culinaires et prône le retour aux classiques. D'ailleurs, sa pâtisserie préférée du moment n'est autre que le Saint-Honoré : "Je ne suis pas très novatrice, je veux décortiquer et démystifier les recettes pour les rendre abordables (...) Je pense qu'on invente rien, on assemble juste selon ses goûts. Il y a des parfums qui sont immangeables et des gens qui veulent être originaux et qui se loupent complètement. Donc je sais bien que tous les goûts sont dans la nature, mais il faut savoir doser et ne jamais dépasser trois parfums différents". Mercotte : "Les macarons j'en ai ras-le-bol"Connue pour être l'une des reines du macaron, il s'agit pourtant de l'une des pâtisseries que Mercotte mange le moins. Avec humour, elle lâche : "Les macarons ? J'en ai ras-le-bol ! D'ailleurs, je n'en mange pas". Ils sont pourtant devenus sa marque de fabrique et cela même s'il lui arrive encore d'en rater ! "Ça peut m'arriver d'en rater, si je ne suis pas chez moi. Le gros problème du macaron, c'est qu'il faut pouvoir maîtriser le four. Une fois qu'on a la technique pour le réaliser, ça va, mais il faut connaître son four. Il m'est arrivée lors d'une démonstration, de rater une des deux plaques que j'avais préparé. Et cela devant 600 personnes... Mais il faut positiver, on apprend de nos erreurs. Ça ne me dérange pas de rater devant des gens, ça montre que tout le monde peut se tromper", explique-t-elle. Une démarche pédagogique et une envie de partage que l'on ressent à chaque instant, lorsque l'on est face à cette gastronome. L'astuce vanillée...

De passage sur l'île Maurice pour le 10ème Festival Culinaire Bernard Loiseau, Mercotte s'inspire de ses excursions pour sa pâtisserie. Et l'ingrédient qui lui fait penser à ce voyage, avant même d'être partie ? La vanille. Elle explique : "L'important, c'est de bien choisir sa vanille. Que ce soit une vanille de Madagascar ou de Tahiti, elles sont complètement différentes. Elles n'ont pas le même parfum, les mêmes originies, ni les mêmes fleurs. Il faut choisir des gousses bien longues et moelleuses - il ne faut surtout pas qu'elles soient sèches. Vous pouvez par exemple les gratter pour utiliser les graines qui sont dedans et qui sont généralement assez grasses. Profitez-en aussi pour faire votre propre sucre vanillé, en mettant les gousses débarrassées de leurs graines dans un pot à sucre normal. Cela coûtera beaucoup moins cher que d'acheter du sucre vanillé et ce sera bien meilleur !". Retrouvez tous les conseils et les recettes de Mercotte dans Envies de desserts, aux éditions J'ai Lu.

 
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