Repas chez l'habitant : un nouveau concept très en vogue

Repas chez l'habitant : un nouveau concept très en vogue

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Bérengère Bézier

Vous aimez bien manger ? Vous aimez découvrir ? Vous aimez rencontrer de nouveaux visages et partager des expériences ? Vous aimez les voyages et l'aventure ? Vous préférez éviter l'ambiance parfois ampoulée de certains restaurants ? Alors cette tendance arrivée des Etats-Unis et qui se propage joyeusement en France est faite pour vous.

Le principe

Il est simple et suit le concept qui consiste à aller dormir chez l'habitant dans son canapé. Des sites fleurissent sur la Toile qui vous permettent en quelques clics de réserver chez l'habitant et cela dans de nombreux pays. Différents types de cuisine, de plats vous sont proposés, il ne vous reste qu'à choisir en fonction de votre humeur du moment ou de vos envies. Les photos des hôtes potentiels, de leurs menus et des prix demandés vous permettent de faire votre choix après inscription. Vous demandez une date et l'hôte vous répond s'il est disponible ou non. Vous pouvez échanger, vous accorder ou non. Le paiement se fait en ligne de façon sécurisée.

La découverte

Cette nouvelle tendance qui suit celle de l'économie collaborative est très prisée par les touristes qui y voient une très bonne manière de découvrir la cuisine locale de leur lieu de villégiature tout en approchant au plus près le mode de vie et la culture de ses habitants.

Un succès qui agace ses détracteurs

Bien que l'on ne répertorie aujourd'hui en France qu'environ 3 000 hôtes, le milieu de la restauration ne voit pas cet engouement d'un très bon oeil, arguant que cette pratique n'est pas régie par les mêmes contraintes que celles qui leur sont imposées en matière de sécurité alimentaire et hygiène. Les sites qui défendent ce concept se défendent en expliquant que les hôtes sont des passionnés qui reçoivent occasionnellement par plaisir afin de partager leur passion culinaire et qu'il ne s'agit pas du tout de se dégager un revenu complémentaire.

La France aime l'économie collaborative

Elle est, après les Etats-Unis, le pays qui regroupe le plus de sites de partage en réponse à une période de crise qui voit les budgets des familles se réduire comme peau de chagrin. Ainsi plutôt que de jeter, on apprend à échanger, donner ou prêter au travers de plateformes communautaires qui veulent privilégier la solidarité et le retour d'un lien social qui s'était délité avec la virtualité de l'Internet. Ce mouvement de fond a ainsi vu naître le partage de logements, de voitures, de compétences, le prêt de canapé (pour dormir), le troc d'objets ou de services, mais aussi le covoiturage et maintenant le repas chez l'habitant. Bien sûr, certains abus sont constatés sur certaines plateformes collaboratives qui se sont développées au risque de perdre de vue leurs intentions louables (un conseil, restez vigilant et conservez votre esprit critique avant de vous lancer dans l'aventure).

Prêt à essayer ?

Si vous aimez cuisiner et partager votre passion des bons petits plats, c'est peut-être le moment de tenter l'aventure du repas chez l'habitant. Pendant vos voyages, cela peut ponctuellement vous permettre de découvrir le vrai visage du pays que vous parcourez. Une fois rentré chez vous, cela peut répondre à votre envie de continuer à découvrir d'autres cultures en toute convivialité tout en pratiquant votre passe-temps favori en cuisine.

Pour vivre l'expérience

Voici quelques sites pour trouver l'inspiration et tester : Vizeat.com, Voulezvousdiner.com, Cookening.com. Bon appétit !

 
3 commentaires - Repas chez l'habitant : un nouveau concept très en vogue
  • arabel93 -

    comme au temps de vge ??

  • bruneaujac -

    Touts ces trucs de restaurants à domicile, de co-voiturage, d'échange de services etc... Ne serait-ce pas du travail au noir ?
    Je comprends un peu les professionnels qui font la tronche et pas du tout l'encouragement général de ce genre d'activité qui seront bientôt source de gros problèmes, voir les taxis...

  • juipaul -

    Ben chez moi coco t'auras que des pâtes sans rien (merci le smic)

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