3 vêtements interdits devenus incontournables

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Jusqu'en janvier 2013, les femmes portant un pantalon étaient considérées comme hors-la-loi.

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© Getty Images, PhotoAlto/Sigrid Olsson
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Hélène Garçon

Dès le 1er décembre 2016, le Musée des Arts Décoratifs de Paris accueillera l'exposition " Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale ". Une rétrospective revenant sur les polémiques et transgressions vestimentaires du XIVe siècle jusqu'à nos jours. L'occasion de (re)découvrir l'histoire de l'évolution de vêtements autrefois interdits, devenus aujourd'hui de véritables basiques.

Jusqu'en 2013, les femmes en pantalon étaient hors-la-loi

Slim, boyfriend, bootcut, patte d'eph'... Le pantalon est aujourd'hui omniprésent dans les rayons des magasins, se déclinant à volonté pour seoir à toutes les morphologies. S'il est bien connu qu'il était autrefois réservé exclusivement aux hommes, plus rares sont ceux qui se souviennent de l'existence d'une loi interdisant aux femmes de la capitale le port de la culotte, sauf pour se déplacer à cheval ou à vélo. Plus surprenant encore : cette loi n'a été abrogée qu'en janvier 2013. Promulguée en 1799, cette ordonnance visait à limiter l'accès des femmes à certains métiers, en les empêchant de s'habiller comme des hommes. Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale − où les femmes pallient à l'absence de leurs maris dans les usines −, qu'elles commencent à adopter le pantalon en dehors des plages et de la montagne, seuls lieux où il était alors toléré. Il faudra attendre les années 1970, et notamment le smoking pour femme d'Yves Saint Laurent pour que le pantalon se fasse une place dans le dressing des femmes, lesquelles le portent depuis comme un véritable symbole d'émancipation.

Le bikini : 70 ans de scandale

"Un, deux, trois, elle craignait de montrer quoi ? Son petit itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit bikini qu'elle mettait pour la première fois", chantait Dalida en 1960. Il faut dire qu'à l'époque, les femmes dévoilent peu leur nombril, et surtout pas dans ces deux bouts de tissu ayant fait l'effet d'une bombe lors de leur création en 1946. Créer par le Français Louis Réard, ce maillot de bain répond au nom de "bikini", qui fait référence au microscopique atoll du Pacifique Sud sur lequel les Américains ont fait des essais nucléaires la même année. Dès sa sortie, le plus petit maillot de bain du monde est interdit sur les plages de la côté Atlantique, car jugé beaucoup trop vulgaire. C'est grâce aux starlettes et actrices, dont Brigitte Bardot, qu'il s'impose sur les plages, puis dans les publicités. 70 ans après sa création, le bikini continue de faire parler de lui. À trop vouloir prôner la liberté, le maillot de bain deux pièces a finalement donné lieu, malgré lui, à une idéalisation du corps de la femme. De nombreuses publicités ont d'ailleurs été interdites dans certains pays, comme en Angleterre ou en Norvège, accusées d'être trop sexistes et dégradantes pour l'image de la femme.

La mini-jupe : l'alibi parfait des agresseurs ?

Véritable atout séduction, le genou se montre aujourd'hui sous toutes les coutures, en short, en robe ou en mini-jupe ! Pourtant, il y a 50 ans, montrer ses jambes, et plus particulièrement la naissance des cuisses, était inconcevable pour une femme.Les interdits étant source d'inspiration pour les créateurs, notamment pour le français André Courrèges, et la britannique Mary Quant, ces derniers n'ont pas tardé à libérer les jambes féminines en raccourcissant la jupe au dessus du genou. Entre 1964 et 1966, la mini-jupe était née. Loin de faire l'unanimité auprès des mères de famille et des hommes, ce vêtement sexy a aussitôt trouvé preneur auprès des jeunes femmes, qui se servaient de son côté sexy et provocateur pour revendiquer leur liberté au sein d'une société patriarcale. Aujourd'hui encore, la mini-jupe n'a toujours pas réussi à se défaire de sa connotation sexuelle, et continue de donner bonne conscience aux violeurs.

Alors que les mentalités commencent tout juste à se familiariser avec le terme de harcèlement de rue, la mini-jupe est encore loin d'avoir atteint son objectif - à savoir libérer la sexualité de la femme- qui ne se sent, au contraire, jamais aussi emprisonnée dans sa sexualité qu'en mini-jupe.

 
1 commentaire - 3 vêtements interdits devenus incontournables
  • fred-bear -

    emprisonnées dans leurs mini jupes, car la population masculine qui se compose de plus en plus de frustrés irrespectueux de la femme arrivent par toutes les frontières. d'ailleurs on ne voit plus trop de jupes.

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