Affaire Sauvage : Sophie Marceau monte au créneau

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 Sophie Marceau lors de la cérémonie de clôture du 68e Festival de Cannes, le 24 mai 2015.

Sophie Marceau lors de la cérémonie de clôture du 68e Festival de Cannes, le 24 mai 2015.

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© BestImage, Dominique Jacovides
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Fabien Gallet

Bien connue pour ses prises de position, Sophie Marceau n'a pas manqué de partager son point de vue sur l'affaire Jacqueline Sauvage. Sur Facebook, l'actrice a regretté que la détenue ne soit pas remise en liberté.

En mars 2016, elle révélait avoir dit "non" à la Légion d'Honneur. Il y a quelques semaines, elle poussait un violent coup de gueule contre la presse people qu'elle jugeait trop intrusive dans sa vie de couple avec le célèbre cuisinier Cyril Lignac. Aujourd'hui, c'est sur un tout autre thème que Sophie Marceau s'est exprimée. En effet, sur son compte Facebook, la belle comédienne de 50 ans est revenue sur l'affaire Jacqueline Sauvage.

Pour rappel, Jacqueline Sauvage, 68 ans, avait été condamnée par la Cour d'assises du Loir-et-Cher à dix ans de prison, courant décembre 2015, pour le meurtre de son mari, lequel l'avait battue pendant 47 ans. Malgré le fait que François Hollande ait choisi de lui accorder la grâce présidentielle en janvier dernier, vendredi 12 août 2016, le tribunal d'application des peines de Melun a finalement rejeté la demande de libération conditionnelle de l'accusée. La justice a effectivement estimé qu'une "authentique démarche de réflexion" n'était pas possible pour Jacqueline Sauvage, au vu de la médiatisation de son affaire. Une décision qui a révolté de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Anny Duperey et Sophie Marceau.

"Le sort des femmes victimes de violence, est non reconnu par la justice !"

Très affectée par la décision judiciaire, Sophie Marceau est très vite montée au créneau. Dès le lendemain, la comédienne a posté un long message visant à défendre Jacqueline Sauvage et toutes les victimes laissées pour compte, sur Facebook. "Depuis quand la prison est elle devenue un lieu propice à la 'réflexion'", s'est-elle d'abord demandée avant de faire part de son indignation : "Encore une fois, le sort des femmes victimes de violence, est non reconnu par la justice ! 10 ans de "réflexion" en cellule pour arriver à quelle conclusion ? Qu'elle méritait ce que son mari lui infligeait ? Finalement c'est ce que la sentence de la justice laisse entendre."

L'interprète de Vic dans "La Boum" a finalement conclu son message en dressant un amer constat : "Le jour où notre société respectera le droit des femmes autant que celui des hommes est encore bien loin." Et pour illustrer au mieux ses propos, elle s'est permis de livrer "un petit aperçu de la prison comme 'modèle de réflexion'", avec la bande-annonce de "La Taularde", film à paraître le 14 septembre 2016 dans lequel elle joue une femme prête à prendre la place de son mari en prison pour le sauver.

 
155 commentaires - Affaire Sauvage : Sophie Marceau monte au créneau
  • esterlange -

    Il est incontestable aujourd'hui que le signe le plus authentique du sens de l'honneur dans notre pays , c'est de refuser la légion d'honneur ! Les critères de sa distribution depuis mai 2012 constituent une offense à l'institution.

  • esterlange -

    Bravo ! Bravo ! SM , le plus beau symbole de la noblesse de la beauté française et de l'intelligence associée.

  • Fifi13 -

    Bonjour Poil2 plume.
    Comme dit CPP (que je salue aussi) c'est un plaisir de vous lire, car rares sont les commentaires bien écrits comme les vôtres.
    Effectivement l'envie de rectifier le portrait de la maîtresse de son mari signifie logiquement qu'il y a encore de l'amour...
    Je vous souhaite un bon week-end et à bientôt de vous lire j'espère.

  • poil2plume -

    cpluspossible : je ne vous ai jamais traité de quoi que ce soit, je m'indigne simplement face à la crédulité des masses. On semble tout gober sans vraiment réfléchir.
    Essayez de vous mettre à la place de la justice : voilà une femme qui dit avoir été maltraitée pendant des années mais qui est incapable de le prouver. Trouveriez-vous normal que la justice se base sur l'opinion publique (qui juge très vite, sans chercher à comprendre) et sur les médias (qui doivent soutenir la pub, donc le fric, pour exister et sont condamnés à alimenter cette machine à sous) pour rendre un verdict ? Ce serait une catastrophe absolue ! Jacqueline Sauvage a été condamnée à dix ans de prison pour un acte bien réel : l'assassinat de son mari. Elle ne l'a jamais nié. Par contre, elle est incapable de prouver le calvaire qu'elle aurait vécu avec son mari. Si on l'avait acquittée, on aurait ouvert la porte à bien des abus, des milliers d'hommes et de femmes auraient plaidé la "légitime défense" pour se débarrasser d'un conjoint encombrant en avançant sans preuve un cas de maltraitance. Je ne fais que constater les faits, je ne détiens pas la vérité. J'aime discuter et j'apprécie un certain esprit critique, devenu rare de nos jours. J'ai des convictions qui me regardent, merci de les respecter, je ne m'opposerai pas aux vôtres.

  • poil2plume -

    Fifi13 : si vous aviez été battue et humiliée pendant 47 ans par un individu abject, je doute que vous auriez encore la force de "rectifier le portrait" d'une maîtresse de votre conjoint. Une femme battue, une vraie, a perdu toute confiance en elle, elle n'a plus la force de réagir de façon aussi violente, elle vit dans la peur des coups, elle se terre dans son coin.
    Si vous avez envie de tabasser votre rivale, c'est le signe que vous aimez toujours votre conjoint. Croyez-vous qu'une femme martyrisée pendant toutes ces années ait encore envie de punir la maîtresse du mari ?
    Comment expliquez-vous que cette supposée "victime" ait pu gérer pendant des années avec compétence l'entreprise de son mari ? N'aurait-elle pas dû souffrir de pb psychologiques ? De dépression ? Comment expliquez-vous que les filles de Mme Sauvage n'aient jamais porté plainte pour viol auprès de la police ? Elles ont été jusqu'à confier leurs propres enfants à ce prétendu bourreau et les petits-enfants n'ont JAMAIS assisté à aucune scène de violence, alors qu'ils passaient toutes leurs vacances scolaires chez leurs grands-parents.

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