Anne Pingeot se confie pour la première fois sur François Mitterrand

Anne Pingeot se confie pour la première fois sur François Mitterrand

Anne Pingeot parle pour la première fois de François Mitterrand.

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Roxane Centola

Pendant plus de 32 ans, Anne Pingeot a été dans l'ombre de François Mitterrand. Maîtresse d'un président de la République, elle lui donnera tout de même une fille, Mazarine Pingeot, en 1974. Alors qu'elle était restée jusqu'à maintenant très secrète sur sa relation avec Mitterrand, Anne Pingeot a finalement accepté d'évoquer sa relation avec l'homme politique, à l'occasion d'une nouvelle biographie François Mitterrand, portrait d'un ambigu, écrite par l'ancien journaliste de la BBC, Philip Short.

C'est avec beaucoup de tendresse, qu'elle évoque sa relation avec François Mitterrand : "Admirer la personne qu'on aime, c'est un immense bonheur... Admirer tellement, ne jamais s'ennuyer, avoir tous les centres d'intérêt... C'était... le renouvellement permanent", explique Anne Pingeot, alors qu'elle a fait le choix de ne "connaître personne d'autre, ni avant ni après".

Mais parmi les nombreuses révélations faites par Anne Pingeot, celle qui intrigue le plus concerne la façon dont est décédé l'homme d'État français. En effet, on apprend que son médecin l'aurait aidé à mourir. Présente lors de ses derniers instants, elle raconte : "François lui avait demandé, 'quand mon cerveau sera atteint vous me liquidez, car je ne veux pas être dans cet état' (...) Dans la nuit le docteur a dû lui donner une injection pour terminer les choses (...) Je me sens coupable de l'avoir condamné mais en même temps il y avait ce refus de devenir inconscient, ce que je comprends".

Si la famille (officielle) de François Mitterrand s'était déjà épanchée sur les derniers jours de l'ancien président, jamais son désir d'être euthanasié n'avait été évoqué jusqu'à présent. Invité de France Info, Philip Short précise toutefois : "Elle pense, et c'est fort possible que ce soit vrai parce que Mitterrand ne voulait pas être un légume sur la fin de sa vie. En même temps, il avait un cancer du cerveau et on sait que, dans ces cas-là, la mort peut arriver extrêmement vite. On ne sait donc pas s'il a été bien aidé à mourir ou s'il est mort naturellement".Une révélation qui devrait relancer le débat de l'accompagnement des personnes en fin de vie, toujours très sensible en France.

 
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