Benoît Magimel : "J'avais envie d'être aimé"

Benoît Magimel : "J'avais envie d'être aimé"

Benoît Magimel se confie.

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Roxane Centola

Alors que le Festival de Cannes ouvrira ses portes dans quelques heures, l'étau se resserre pour Benoît Magimel. L'acteur français est en effet à l'affiche deLa tête haute d'Emmanuelle Bercot, avec Catherine Deneuve, qui ouvre les festivités cannoises. Interviewé dans le magazine Gala, le comédien revient sur ses racines, sa famille et ce qui l'a poussé à faire du cinéma.

Acteur depuis qu'il a 13 ans (il a commencé dans La vie est un long fleuve tranquille), Benoît Magimel a été influencé par sa famille et notamment son grand-père. Il raconte : "Ma mère dit que la fibre artistique devait venir de mon grand-père, que j'ai très peu connu. (...) J'ai le souvenir de lui, à soixante-dix ans passés, déguisé en tutu pour un mariage. Et le cinéma c'est ça, l'art du déguisement. C'est toujours ce que j'ai voulu faire dans ce métier : me transformer en partant de soi. D'ailleurs, quand j'ai commencé dans des cours de théâtre, au collège, j'aimais surtout faire le clown, amuser la galerie. Le destin a voulu qu'on m'offre des rôles plus graves. Je pense que c'est dû au fait que je me suis beaucoup protégé".

Ce besoin de se transformer lui permet en effet de rester bien mystérieux. Après plusieurs déceptions, l'acteur a décidé de faire très attention sur ce qu'il livre de sa personnalité et de son histoire : "Je vais vous raconter un souvenir qui, pour moi, a été déterminant. (...) J'ai été contacté par Jacques Doillon. Il préparait un long-métrage, pensait à moi pour le rôle, mais voulait me rencontrer, discuter avant. Je suis allé dîner trois ou quatre fois avec lui. (...) Et puis, du jour au lendemain, je n'ai plus eu de nouvelles. À partir de ce moment-là, j'ai décidé de ne plus parler de moi, de ne plus livrer ma vie, ce que je faisais volontiers avant, car j'avais envie d'être écouté, qu'on s'intéresse à moi, d'être aimé tout simplement. J'ai donc commencé à me protéger suite à des déceptions comme celle que je viens de raconter". Des déceptions qui lui ont permis de se forger une carapace et de lui ouvrir la porte des plus grands rôles au cinéma.

 
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