Benoît Poelvoorde : "La télévision, c'est la mort de l'imagination"

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Benoît Poelvoorde, en cours d'une conférence de presse organisée en Belgique, en juin 2015.

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© Abaca, Daniel Gys
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Fabien Gallet

À l'occasion de la sortie de son prochain film, Saint Amour, en salles le 2 mars prochain, dans lequel il donne la réplique à Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde a accepté de se confier devant les caméras de Mouloud Achour, dans le cadre de l'émission Clique, de Canal +. Il revient entre autres, sur son absence des plateaux télé depuis une mauvaise expérience il y a quelques années.

Entre Benoît Poelvoorde et la télé, rien ne va plus. Lorsque l'animateur Mouloud Achour lui demande ce qui le "heurte, aujourd'hui, à la télévision", le comédien belge ne passe pas par quatre chemins. "Je ne regarde plus la télévision, et ce n'est pas du tout une pause, lance-t-il en toute franchise. La télévision nous parle comme si on avait deux ans d'âge mental, c'est une première chose. Ensuite, ce ne sont que des choses qui sont données à voir immédiatement". Et d'ajouter, tel un couperet : "La télévision, c'est la mort de l'imagination".

Le concept de la télé actuelle, avec "un imbécile au milieu" qui donne tour à tour la parole à chaque invité, au gré des applaudissements, Benoît Poelvoorde ne le cautionne pas et regrette qu'il soit une traduction "simplifiée" de ce qu'est vraiment la vie. Déçu, l'acteur de 51 ans vu dans Podium ou dernièrement dans Le Tout Nouveau Testament, poursuit : "Je n'y vais quasiment plus". "J'en ai fait énormément parce qu'avant ça m'amusait l'idée de la performance. Ça m'amu­sait vraiment de voir comment ça marchait. Je pouvais dire n'importe quoi".

Mais cet entrain n'a pas duré. "À un moment, tu deviens très vite le singe du plateau. J'ai commencé à comprendre quand on me disait : 'On compte sur toi, fous nous un peu la patate là-dedans'". L'élément déclencheur ? Son passage dans l'émission de Thierry Ardisson, Tout le monde en parle, il y a une dizaine d'années. Précisant qu'on fait "beaucoup boire, surtout ceux qu'on appelle 'les bons clients'", avant d'entrer sur le plateau, l'acteur explique avoir subi "une espèce de pression permanente". "Tout ce qu'on entend comme phrase c'est 'On compte sur toi pour nous réveiller tout ça. Et bien ce jour-là, j'ai dit : 'c'est fini. Je ne fais plus ça'". D'autant plus que la première question de l'animateur était des plus "grossières", abordant l'intimité de Clotilde Courau, la princesse devenue l'une de ses amies. "Je n'ai pas arrêté la télé à cause de lui, mais c'était une suite des choses", ajoute Benoît Poelvoorde avant de conclure : "La télévision, il faut arrêter de cracher dessus... Mieux vaut ne pas l'allumer."

 
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