Charlotte Valandrey : "Longtemps, j'étais jalouse de Marion Cotillard"

Charlotte Valandrey : "Longtemps, j'étais jalouse de Marion Cotillard"

Charlotte Valandrey

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Fabien Gallet

L'actrice de 47 ans, Charlotte Valandrey, qui s'apprête à faire son retour au théâtre dans la comédie Mon pote est une femme comme les autres, pièce dans laquelle elle donnera la réplique à Sacha Judaszko, dès le 5 janvier 2016, s'est longuement confiée dans les pages de Gala, en kiosques mercredi 30 décembre. Dans le magazine, dont elle fait la couverture avec sa fille de 15 ans, Tara, celle qui apprenait sa séropositivité à 18 ans est revenue, à coeur ouvert, sur sa carrière et les épreuves qu'elle a traversées.

Elle ne le cache pas, Charlotte Valandrey a, pendant longtemps, désiré être comme tout le monde et mener une vie des plus normales. Le destin en a voulu autrement, entre le VIH et sa greffe de coeur en 2003. "Longtemps, par exemple, j'étais jalouse de Marion Cotillard, de ses rôles, de la chance qu'elle a de pouvoir s'acheter la maison de ses rêves, confie-t-elle. Je ne le suis plus. Je suis allée la voir dans Macbeth avec plaisir", précise la comédienne qui explique par ailleurs être "à une phase de (sa) vie où (elle n'a) plus envie de ce qu'ont les autres". "J'accepte de plus en plus mon destin singulier. Sans lui, aurais-je écrit ces livres qui ont aidé tant de gens", ajoute l'auteure de L'Amour dans le sang. L'écriture constitue toujours un exutoire pour Charlotte Valandrey qui travaille actuellement sur son premier roman. "Ce sera une histoire d'amour. A la première personne", révèle-t-elle avant de préciser que "le livre ne sortira qu'à l'automne".

Ce retour sur les planches s'annonce donc comme un renouveau. L'occasion aussi d'assumer, face à tous, son corps, marqué par la trithérapie qu'elle a subie et les nombreux médicaments qu'elle prend encore aujourd'hui. "Onze le matin, onze le soir. Avec cette conséquence : ce corps qui n'est plus celui de mes 20 ans. J'apprends aussi à l'assumer, confie-t-elle. Ces jambes fines - je me dis que certaines aimeraient bien les avoir ! -, ce torse trop large dû au traitement, mais au moins j'ai des seins !".

L'autre médicament de l'actrice révélée dès l'âge de 17 ans dans Rouge Baiser, aux côtés de Lambert Wilson, c'est probablement sa fille, Tara, "une supergentille fille de bientôt 16 ans" qui a tenu à "protéger" sa mère durant les épreuves. "Elle me ressemble, elle est résiliente. Les choses dures, elle les surmonte, les occulte", ajoute la comédienne qui espère que sa fille, "après tous ces moments passés ensemble et la complicité qui est la (leur), n'aura pas envie de (la) délaisser".

 
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