EXCLU - Benjamin Castaldi : "J'ai été élevé à la carotte et au bâton"

EXCLU - Benjamin Castaldi : "J'ai été élevé à la carotte et au bâton"

Benjamin Castaldi

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Fabien Gallet

Il s'apprête à lancer une toute nouvelle émission sur NRJ 12, chaîne sur laquelle il officie depuis l'été 2015. Avec Super Million Question, diffusée dès le 18 décembre prochain, Benjamin Castaldi s'offre un nouveau créneau dans le monde du jeu télévisuel avec un concept créé sur mesure par ses soins. De quoi oublier le récent échec de L'Académie des 9.

L'animateur vedette de Loft Story et de Secret Story revient donc plus motivé que jamais, peu après avoir sorti début novembre 2015 son autobiographie, Pour l'instant tout va bien. À l'occasion de la sortie de ce livre, dans lequel il revient sur ses hauts, ses bas, son enfance, ses débuts, son accident, ses relations amoureuses ou encore ses dettes, l'enfant terrible du PAF nous accordait un peu de son temps. L'occasion de revenir sur son enfance et les raisons qui l'ont poussé à écrire cet ouvrage.

Orange Tendances : Pourquoi avoir décidé d'écrire ce livre ? Quel a été l'élément déclencheur ?

Benjamin Castaldi : Je l'ai écrit pour trois raisons, la première parce que j'en avais besoin, la seconde parce que j'avais la nécessité de remettre les compteurs à zéro, et la troisième parce que j'en avais assez de lire des contre-vérités, des inexactitudes ou des choses totalement fausses à mon sujet. Au bout d'un moment je préférais les dire moi-même. J'avais besoin de mettre les choses d'équerre. L'élément déclencheur c'était en janvier dernier, lorsque j'ai perdu la maison que je voulais léguer à mes enfants. Après cette perte là j'ai eu besoin d'expulser le reste.

Pensez-vous y donner une image différente de celle que vous donnée à la télévision ?

J'en ai l'impression. C'est aussi pour cette raison que je l'ai fait. Je pense ne pas me faire de cadeau et être assez honnête. C'était un pari risqué et je pense que c'est plutôt réussi. Globalement au-delà de mes proches, le bouquin a eu un très bon accueil. Je suis plutôt content.

Vous dites avoir fonctionné à "la carotte permanente" durant l'enfance et l'adolescence. Est-c'est toujours d'actualité ?

Oui ! La carotte et le bâton, vieille technique ancestrale pour faire avancer les choses. C'est parce que j'ai été élevé à la carotte et au bâton que, dès que j'ai eu plus de carottes que de bâtons, j'ai pu m'offrir tant de cadeaux. Les conséquences, c'est qu'à force d'être toujours éduqué dans une notion de "tout se mérite" et "pour obtenir, il faut faire", le jour où vous avez, vous faites. Moi j'ai peut-être trop fait, mais c'est comme ça que j'ai été élevé.

Vous avez des souvenirs précis de votre enfance... Quel est celui qui vous a le plus marqué ?

Le souvenir du voyage surprise organisé par mon grand-mère, à bord du Concorde, restera un souvenir très fort pour moi. Bon, il faut se remettre dans le contexte, c'était il y a quasiment 30 ans maintenant ! Aujourd'hui je ne sais pas à quoi je pourrais comparer ça... C'est comme si vous alliez visiter la navette spatiale américaine Endeavour et que l'on vous disait que vous alliez partir avec. Le Concorde c'était le fleuron de l'aviation française. C'était absolument magique. C'est peut-être un des plus forts souvenirs de ma vie.

Vous n'évoquez que très peu Jean-Pierre Castaldi, votre père, dans ce livre. Est-ce conscient ?

C'est vrai, mais ce n'est pas un choix. Mon père est à l'image de ce qu'il est dans le livre : il est à la fois totalement présent et totalement absent. J'ai raconté un souvenir fort que j'ai avec lui à la fin du bouquin, qui est peut-être le plus fort que j'ai avec lui de fils à père. Mais mon père est comme il est : il est artiste, il n'est pas beaucoup là. Evidemment je le vois... Mais je ne peux surtout pas dire qu'il a été absent, même s'il n'a pas été présent !

Une absence qui vous a fait vous rapprocher de votre grand-père (ndlr par alliance), Yves Montand ? Jusqu'à penser que ce dernier était votre père ?

Oui, c'est vrai qu'avec toutes les histoires qu'il y a eues, ce lien était un peu particulier. D'ailleurs quand j'ai raconté ça à mon père, il a éclaté de rire. C'est sûr qu'à une certaine époque j'ai été plus proche de Montand que je n'étais proche de mon père, mais je ne pense pas avoir fait de transfert pour autant.

Luxe d'une part et vie de campagne de l'autre. C'est ce qui vous a permis de garder un équilibre ?

Oui, ça a fait mon équilibre. Même si j'ai fait des bêtises, que j'ai été un peu trop dépensier et que je n'ai pas fait attention, c'est, je pense, ce qui a fait que j'ai globalement gardé les pieds sur Terre. J'ai eu une éducation bicéphale avec l'exceptionnel d'un côté et le normal de l'autre. J'avais une famille avec un grand-père qui travaille, qui va au bureau le matin, qui part à 8h et qui rentre le soir à 19h, une mère au foyer qui fait son ménage, son repassage... C'était une vie normale. Ça m'a certainement aidé.

 
3 commentaires - EXCLU - Benjamin Castaldi : "J'ai été élevé à la carotte et au bâton"
  • romanino -

    C'est donc cela qui l'a rendu si con !

  • distinguette -

    Je l'aime bien ce garçon .
    Le naturel l'emporte ,chez lui .
    Après ,on aime ou pas / on l'apprécie ou non .
    Cependant ,comme tout un chacun ,il connaît les ' galères ' que la vie nous apporte à tous.
    Je lui souhaite le meilleur ....
    Surtout ,après ce que je peux lire comme méchancetés totalement gratuites sur lui..

  • counoel -

    miraculeuses vertues du phenomene CASTALDI,mon frere coiffait ta MéMé,par contre les temps on changeait c'est moi qui repasse et fait le menage pendant ton emission et mon epouse qui fait 6HEURES TRENTE 18 HEURES

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