Le monde de la gastronomie endeuillé par la mort du chef étoilé Benoît Violier

Le monde de la gastronomie endeuillé par la mort du chef étoilé Benoît Violier

Benoît Violier pose devant l'objectif de Pierre-Michel Delessert, en octobre 2015.

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Fabien Gallet

Chef parmi les plus talentueux et les plus reconnus au monde, Benoît Violier est décédé le 31 janvier 2016. Quelques heures après l'annonce de sa mort, c'est tout le monde de la gastronomie qui pleure la disparition du chef trois étoiles.

Si pour l'heure, les circonstances de son décès restent obscures, les autorités évoquent la piste du suicide. Dimanche 31 janvier, "en fin d'après-midi, la police de l'ouest lausannois est intervenue à Crissier, où elle a découvert, à son domicile, le corps sans vie de M. Benoît Violier, âgé de 44 ans. L'intéressé aurait mis fin à ses jours à l'aide d'une arme à feu", a ainsi indiqué la police cantonale vaudoise dans un communiqué. "La famille prie par ailleurs les médias de laisser les proches tranquilles pour l'instant afin qu'ils puissent se recueillir dans le calme et la paix", a fait savoir la police.

Avec cette disparition, c'est un pan de la cuisine à la française qui est touché. Il faut dire que le chef cuisinier franco-suisse comptait parmi les pointures de la gastronomie. En décembre dernier, grâce à son restaurant trois étoiles de l'Hôtel de Ville, à Crissier, dirigé avec sa femme, Benoît Violier était sacré numéro 1 sur 1000 par le classement La Liste, un palmarès récompensant les "mille tables d'exception" dans le monde.

Originaire de Charente-Maritime, ce fils de viticulteur, a fait son apprentissage aux côtés de Didier Stéphan à la fin des années 1980, avant de faire ses armes dans les cuisines de Joël Robuchon ou encore celles de Philippe Rochat, à la fin des années 80, dans le restaurant de l'Hôtel de Ville de Crissier, en Suisse, établissement qu'il dirigera lui-même trente ans plus tard. Meilleur ouvrier de France, Benoît Violier se fait sacrer cuisinier de l'année 2013 par l'édition suisse du Gault & Millau, grâce à une cuisine raffinée. "Je n'aime pas les cuisines trop compliquées ou trop épicées, trop de juxtapositions finissent par tuer l'élément principal. Je veux me concentrer sur un produit d'exception et en exalter toute la richesse avec l'aide d'un seul goût extérieur", confiait-il à Paris Match en 2013.

Depuis l'annonce de son décès, de grands noms de la gastronomie lui rendent hommage. "Grand chef, grand homme, gigantesque talent", a ainsi écrit Paul Bocuse sur son compte Twitter, tandis que Jean-François Piège, actuel jury de Top Chef sur M6, a fait part de son "immense tristesse". Pour Marc Veyrat qui s'est dit "anéanti", "la planète est orpheline de ce chef d'exception".

Et alors que le 107e palmarès du Guide Michelin a été dévoilé ce lundi 1er février, auréolant 600 restaurants, une minute de silence a été respectée au cours de la cérémonie à laquelle le défunt devait participer. "Nous sommes bouleversés par la disparition de Benoît Violier, chef à l'immense talent. Nos pensées vont à sa famille et à ses équipes", a écrit le Guide Michelin sur son compte Twitter.

 
2 commentaires - Le monde de la gastronomie endeuillé par la mort du chef étoilé Benoît Violier
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    vetou13 -

    Désolée.....

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    monchoupinou -

    Il a suivi le destin de Bernard Loiseau ; voilà où mène un tel rythme . Le milieu de la Haute Gastronomie est un milieu très rude et sans pitié. Bien sur nous es clients quand nous fréquentons ces Hauts Lieux de la Gastronomie nous voulons le must mais nous devons réaliser que derrière tout ce luxe et cette haute Gastronomie il y a des êtres Humains , toutes les Grands Chefs ont fait un très long et difficile parcours . Cela peut arriver à tout le monde de craquer face à un tel rythme. Il est mort d'avoir voulu le must pour ses clients et pour sa renommée.

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