Marina Kaye revient sur ses "secrets" d'enfance avec pudeur

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 Marina Kaye sur le photocall d\

Marina Kaye sur le photocall d'un défilé de mode "Christian Dior" à Paris, le 4 mars 2016.

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© BestImage, Olivier Borde
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Fabien Gallet

À 18 ans, Marina Kaye surfe sur le succès de son premier album, "Fearless", avec des chansons à son image : mélancoliques et mystérieuses. Au micro de Thierry Demaizière, dans l'émission Sept à huit diffusée sur TF1 dimanche 28 août 2016, la jeune femme a néanmoins accepté d'évoquer ses "lourds secrets" d'enfance.

Depuis sa victoire en 2011 dans l'émission La France a un incroyable talent sur M6, Marina Kaye doit faire avec les inconvénients de la célébrité. Une soudaine renommée qui lui a valu de passer des heures sombres à l'école. "J'ai toujours été hyper discrète. Je ne disais rien à personne, je restais dans mon coin. Je ne faisais pas de mal à une mouche et on me reprochait de me la péter", s'est souvenue la jolie brune dans Sept à Huit. Ses camarades n'étaient pas les seuls à s'en prendre à elle : "Il y a des profs qui ne m'accep­taient pas en cours. Dès que je disais quelque chose aux surveillants, ils me disaient : 'On n'a pas tous gagné 100 000 euros hein'. (...) J'ai tenu deux ans, puis j'ai fait des cours par correspondance", a-t-elle précisé.

Entourée par la violence durant l'enfance

Si l'in­ter­prète du tube Home­less n'a jamais caché avoir été victime de lynchage à l'école, elle donne aujourd'hui davantage de détails sur son mal-être et ses "secrets". "Je pense que j'ai été une petite fille plus ou moins heureuse jusqu'à 5 ou 6 ans. Après j'ai commencé à comprendre ce qu'il se passait autour de moi, notamment la violence et là ça m'a fait un gros choc", a-t-elle confié, évoquant une "violence (de) proximité (...). Et de poursuivre : "J'ai l'impression que je n'ai jamais été entourée de personnes heureuses en fait". Parmi elle sa mère, à qui elle a toujours assuré avoir "20% de talent et 80% de choses à dire".

Ce qu'à dire Marina Kaye restera pourtant un mystère. "J'ai des secrets. J'en ai qui pèsent vraiment, a-t-elle assurée. Plus je grandis et plus je dois y faire face et ça me fait peur." D'ailleurs, selon la jeune femme, "les gens pensent toujours que s'alléger c'est en parler, simplement." Mais pour sa part, elle reste convaincue que le temps n'est pas venu aux grandes déclarations : "Quand il y a une personne à qui on doit dire ce qu'on a à dire et qu'elle n'est pas prête à entendre ça ne sert à rien d'essayer de forcer. Je pense qu'il faut attendre et peut-être que ça n'arrivera jamais et que je resterai avec ça toute ma vie."

Son rêve ? "J'aimerais un jour me sentir complètement libre pour pouvoir me libérer de plein de poids, de choses que je garde et dont je ne peux pas parler pour l'ins­tant sur tout ce qui a pu m'ar­ri­ver dans tout mon entourage. (...) J'ai été poussée dans le ravin de la peine, et quand j'ai eu 18 ans j'ai eu comme une espèce de révélation. Je me suis coupé les cheveux, je me suis prise en main, j'ai commencé à parler, à m'ex­té­rio­ri­ser avec les autres... Ça a été vraiment une renaissance pour moi".

Preuve en est, aujourd'hui, Marina Kaye a un échappatoire grâce auquel elle a la "possibilité de dire quelque chose de vrai et de censé" : la musique.

 
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