Pour Gérard Depardieu, la peur des migrants rend l'Europe "un peu fasciste"

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 Gérard Depardieu en marge du 69e Festival International du Film de Cannes, le 15 mai 2016.

Gérard Depardieu en marge du 69e Festival International du Film de Cannes, le 15 mai 2016.

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© BestImage, Lionel Urman
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Fabien Gallet

Gérard Depardieu a de nouveau fait des siennes dans les pages d'un quotidien italien. Avec le franc-parler qu'on lui connaît, le comédien n'a pas été tendre avec la France ni même avec le reste de l'Europe.

Jamais à court de punchlines, Gérard Depardieu ne se prive en aucun cas de livrer son point de vue sur les sujets d'actualité. Interrogé par le quotidien milanais Corriere della Sera jeudi 22 septembre 2016 à l'occasion de la sortie en Italie de son livre "Innocent", paru en France en novembre 2015, l'acteur laisse une nouvelle fois parler son coeur, sans se soucier que ses propos puissent en indigner certains.

Fidèle à lui même, le monstre sacré du cinéma est revenu sur sa conception de la nationalité française et sur son affection pour Vladimir Poutine, le chef d'État qui lui a offert la nationalité russe en 2013. Sans mâcher ses mots, le comédien de 67 ans qui sera à l'affiche du film "Tour de France" le 16 novembre prochain, confie ainsi se voir comme "un citoyen du monde" et non comme un citoyen français. "La France risque de devenir un Disneyland pour les étrangers, peuplé d'imbéciles qui font du vin et du fromage qui pue pour les touristes", explique Gérard Depardieu avant de s'indigner : "Il n'y a plus de liberté, les gens sont manipulés".

"La moitié de l'Europe (...) est devenue un peu fasciste"

Aujourd'hui, l'acteur regrette que "les gens (soient) terrorisés par les Américains", notamment dans l'industrie du cinéma qu'il connaît si bien. "Ils ne savent plus quelle langue parler", désespère-t-il.

Néanmoins, un seul pays outre la Russie reste fidèle à ses yeux : l'Italie. "En Italie, heureusement, vous n'avez pas perdu votre culture et votre identité, estime Gérard Depardieu. Parce que vous êtes un pays jeune, né avec Garibaldi. Contrairement à la moitié de l'Europe qui avec la peur des migrants est devenue un peu fasciste", conclut le comédien sans prendre de pincettes.

Les migrants en inquiètent certains

Si Gérard Depardieu n'a pas peur ni des migrants, ni des raccourcis, peut-être devrait-il rassurer Jean-Pierre Pernaut. En effet, ce dernier a créé la polémique ces derniers jours sur les réseaux sociaux après s'être inquiété d'un éventuel projet de construction d'un camp de migrants à Louveciennes. Le présentateur du JT de 13 heures de TF1 déclarait sur Facebook : "Ce serait le plus grand camp de France, un 'Calais bis', à deux pas de l'énorme centre commercial Parly 2, mitoyen du parc historique de Marly et à 3km du château de Versailles. Si ça se confirme, ce serait une hérésie en termes de sécurité pour les petites communes de la région", désespérait-il. Des propos qui n'ont pas forcément été vus d'un très bon oeil.

 
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