Quand les voisins de Manuel Valls tirent la sonnette d'alarme

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 Manuel Valls, lors d'une interview accordée à Jean-Jacques Bourdin sur RMC le 15 mars 2016.

Manuel Valls, lors d'une interview accordée à Jean-Jacques Bourdin sur RMC le 15 mars 2016.

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© Abaca, Jérôme Dominé
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Fabien Gallet

Dur dur d'être le voisin de Manuel Valls. Certains habitants de la rue Keller (11e arrondissement parisien), où réside le Premier ministre, n'en peuvent plus surtout après les troubles qui ont eu lieu en marge du mouvement Nuit Debout.

C'est une affaire qui mériterait l'intervention de Julien Courbet ! Samedi 09 avril dernier dans la soirée, quelques 300 militants du mouvement Nuit Debout se déversaient dans la rue Keller, à Paris, bien décidés à prendre un "Apéro chez Valls". Dommage, ce dernier ne se trouvait pas dans son appartement du 11e arrondissement, mais à Alger. Il n'aura donc pas pu être témoin de l'effervescence ambiante et des incidents causés après le passage des manifestants, et ce malgré l'omniprésence des autorités.

Pour les voisins du Premier ministre, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Ces derniers ont d'ailleurs fait part de leur ras-le-bol, mardi 12 avril, à Metronews. Il faut dire que depuis les attentats, le dispositif de sécurité mis en place pour protéger le numéro 1 du gouvernement de François Hollande s'est renforcé. De quoi peser sur le quotidien des riverains. La présence de fourgons et des forces de l'ordre "armes à la main (...) fait parfois peur au client", déplorent des commerçants. Des habitants se sont même retrouvés "enfermés dehors" à l'image de Pierre qui, samedi dernier, a bien failli ne pas pouvoir rentrer chez lui : "Il était minuit environ, ma femme a pu regagner notre domicile sans problème en présentant sa carte d'identité. Moi, l'adresse sur mes papiers n'est pas celle de la rue Keller, ils n'ont pas voulu me laisser passer. Ils m'ont demandé une facture EDF. Franchement, qui se promène avec un justificatif de domicile dans sa poche ?", s'est-il indigné.

Après l'apéro raté chez Manuel Valls, tout n'est pas rentré dans l'ordre. "À cause des policiers toujours déployés en bas", un habitant n'a pas pu se faire livrer de pizza le dimanche tandis que le lendemain, "il y avait encore dix cars de CRS" dans la rue. "Sérieux là, c'est plus possible", confie une serveuse tandis qu'un autre résident ajoute : "C'est sûr pour nous, c'est pas tous les jours facile".

Certains restent néanmoins positifs : "Vous inquiétez pas, il y en a pour un an maximum. L'année prochaine, c'est fini tout ça : ou Manuel Valls aura déménagé, ou plus personne n'aura de raisons de venir l'embêter ici", lance l'un d'eux tandis qu'un autre renchérit : "Quoi ? Il y en a qui se plaignent ! Moi, depuis que (Manuel Valls) est là, je me sens en sécurité (...)On est surveillés 24h/24, c'est un privilège quand on connait les menaces qui pèsent sur la France". Et de conclure : "Vous en connaissez beaucoup des gens qui ont des policiers et des gendarmes à chaque extrémité de leur rue et une voiture banalisée ?".

 
19 commentaires - Quand les voisins de Manuel Valls tirent la sonnette d'alarme
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