Régine : "Je n'ai jamais rêvé, j'ai toujours agi"

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 Portrait de Régine en novembre 2015

Portrait de Régine en novembre 2015

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Fabien Gallet

En tournée jusqu'en juin 2016, la "Reine de la nuit" s'apprête à monter sur les planches des Folies Bergère à Paris, le 14 février prochain. Quelques jours avant cette date symbolique, Régine, qui a publié en novembre dernier un recueil de souvenirs intitulé Mes nuits, mes rencontres, est revenue sur sa vie, sur sa carrière, évoqué ses amours, sa famille ou encore la mort, dans un long entretien accordé aux journalistes du magazine Paris Match.

Ce n'est pas la première fois que Régine évoque son enfance. Une époque difficile pour celle qui, des années plus tard est devenue l'une des figures du monde de la nuit. "Née par hasard en Belgique, à Anderlecht", son père tenait une boulangerie "perdue au poker". "Deux ans après ma naissance, ma mère est partie vivre en Argentine. Mon père lui avait promis qu'on allait la rejoindre...". Une promesse non tenue qui la poussera, malgré, elle à refuser de revoir sa mère, pensant que cette dernière l'avait "abandonnée".

Difficile d'aborder la vie sous un angle positif après cela. Et pourtant ! "Je n'ai jamais rêvé. J'ai toujours agi", confie l'ex-femme d'affaires qui a fêté le 26 décembre dernier son 86e anniversaire, avant de donner d'autres détails témoignant de son adolescence tumultueuse : "Pendant la guerre, on me sépare de mon frère et je rejoins un refuge pour vieillards à Lyon. Le jour du Débarquement, je rencontre Claude, dont je tombe amoureuse. Au moment où il me demande en mariage, la Gestapo l'arrête. Il mourra en déporté. C'était mon grand amour".

Après un premier mariage avorté au bout de trois ans, avec le père de son fils Lionel - un fils dont elle souffre de l'absence, ce dernier étant décédé en 2006 - elle divorce et se met en tête de "monter (ses) boites de nuit". Un pari réussi. Aujourd'hui, Régine n'a qu'un seul objectif : vivre heureuse et faire la fête. "Je n'ai peur de rien. J'ai connu la guerre, confie-t-elle. Je suis une survivante avec ce besoin viscéral d'être tout le temps en action. J'ai toujours cette énergie, cette envie d'être sur scène en talons. Comme à mes 25 ans". Et d'ajouter : "Avoir 86 ans ne me dérange pas (...). Je suis très sophistiquée. L'image que je renvoie est très importante pour moi".

Des regrets, elle en a peu. D'ailleurs Régine précise ne pas être "passéiste". "Je regarde devant moi. Les clubs de bridge avec des gens du troisième âge, non merci ! (...) Moi, je suis dans le concret, dans le vivant. Vous savez, je suis un spécimen à part. Je n'ai pas la vocation d'être une vieille dame ou une grand-mère", ajoute-t-elle. La retraite n'est donc pas d'actualité pour la Reine de la nuit qui, après avoir passé des années à lutter contre la drogue grâce à son association, s'occupe aujourd'hui "de créer des puits dans le désert des Touaregs". Elle qui se caractérise comme "généreuse", explique en effet avoir "toujours eu besoin d'aider les autres".

Et peu importe les critiques ! "Je m'en fous ! Pourvu qu'on parle de moi", lance-t-elle avant d'ajouter non sans humour, lorsqu'on lui demande ce qu'elle voudrait qu'on dise à son sujet dans 50 ans : "Je serai toujours là ! Et je parlerai toujours de moi", conclut Régine.

 
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