À quoi sert vraiment le CSA ?

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 Le CSA est l'autorité de régulation de l'audiovisuel français.

Le CSA est l'autorité de régulation de l'audiovisuel français.

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Jessica Rat

Ces trois lettres vous sont sans doute des plus familières, apparaissant notamment lorsque des téléspectateurs ou auditeurs mécontents dénoncent telle vulgarité ou tel dérapage à la télévision ou à la radio... Mais savez-vous pour autant quel est (véritablement) le rôle de celui que l'on surnomme "le gendarme du PAF" ?

Créé en 1989, le Conseil supérieur de l'audiovisuel est l'autorité de régulation de la télévision et de la radio françaises. Présidé depuis janvier 2013 par Olivier Schrameck, cet ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin appointé par le chef d'État qu'était alors François Hollande, il est constitué de sept membres (neuf, avant cette année 2017) désignés par le Sénat et l'Assemblée nationale. Ses missions, diverses, consistent notamment à encadrer - et parfois rappeler à l'ordre - les programmes diffusés sur le petit écran et sur les ondes.

Il nomme les PDG de France Télévisions et Radio France

Un pouvoir précédemment ôté par l'avant-dernier président de la République, Nicolas Sarkozy, puis rendu par le dernier, François Hollande. C'est ainsi que le CSA a nommé, en 2014, Mathieu Gallet à la tête de Radio France, puis Delphine Ernotte l'année suivante à celle du groupe France Télévisions.

Il gère et attribue les fréquences radio et télé

Le gendarme du PAF a notamment fait couler beaucoup d'encre, il y a trois ans de cela, en refusant d'accorder à LCI l'accès à la TNT comme chaîne d'info en continu gratuite, face à BFMTV et iTélé (dorénavant appelée CNews). Avant de finalement estimer, fin 2015, que "son accès gratuit contribuera au pluralisme et à l'intérêt du public".

Il s'assure d'un débat politique pluriel

D'ailleurs, alors qu'il doit veiller, selon ses propres termes, "à la rigueur dans le traitement de l'information", le CSA doit également s'assurer du "respect de l'expression pluraliste des courants d'opinion". Chargée de l'organisation des campagnes électorales dans les médias télévisés et radiophoniques, l'institution met un point d'honneur à l'équité des temps de parole pour chaque candidat politique.

Il ne censure pas, mais veille au grain

Et notamment, comme il le souligne lui-même, "au respect de la dignité de la personne humaine" ainsi qu'à "la protection des jeunes téléspectateurs et auditeurs". C'est en ce sens que, par exemple, Touche pas à mon poste ! sur C8 s'est vue sanctionnée pour un canular homophobe effectué à l'antenne le 18 mai dernier. L'émission de Cyril Hanouna a d'abord été privée de trois semaines de publicité, puis la chaîne de la TNT s'est vue condamnée à une amende (historique) de 3 millions d'euros. Des punitions parmi d'autres que réserve (rarement) le CSA aux programmes qui dérapent, après quelques mises en demeure et autres mises en garde.

Et ce n'est pas tout...

La liste des missions affectées à l'autorité de régulation continue, comprenant entre autres "la défense et l'illustration de la langue et de la culture française" ou encore "l'accessibilité des programmes aux personnes souffrant de handicap auditif ou visuel et la représentation de la diversité de notre société dans les médias audiovisuels". Sans compter, qu'en plus de rendre des rapports annuels faisant le bilan des chaînes, elle donne son opinion sur des projets de loi "relatifs au secteur de la communication audiovisuelle".

 
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