Adoption d'un animal : mes droits et devoirs

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Avant d'accueillir un nouvel ami à quatre pattes dans votre foyer et dans votre cœur, il est nécessaire de mener une petite réflexion. Adopter un animal est une responsabilité autant qu'un plaisir. Pour ne pas prendre cette grande décision à la légère, mieux vaut s'informer au préalable sur ses tenants et aboutissants juridiques et moraux.

Des droits et (surtout) des devoirs

Pour beaucoup, un animal domestique est un membre de la famille à part entière, un peu comme un enfant. La comparaison, étrange peut-être pour certains, est nécessaire pour mettre en lumière les responsabilités qu'implique l'adoption d'un animal, à poils ou à plumes. Ils nous font rire et nous mettent du baume au cœur, mais ce ne sont pas des jouets : ce sont des êtres vivants.

Il est donc primordial de comprendre qu'il ne s'agit pas que d'un engagement affectif, nos animaux de compagnie dépendent véritablement de nous. Il faudra en effet prévoir des dépenses en plus (alimentation, équipement, frais vétérinaires), quelques sacrifices (nettoyer la litière "parfumée", sortir le chien sous la pluie et voir ses nuits parfois écourtées) ainsi qu'une bonne organisation (pour faire garder vos compagnons ou les prendre avec vous durant vos week-ends et vacances).

Un statut juridique étrange

Si les actes de cruauté envers les animaux sont aujourd'hui passibles de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amande, chiens, chats et compagnie sont encore techniquement mis au même niveau de valeur qu'une simple chaise dans les textes de loi. Leur statut juridique (que les associations de défense des droits des animaux espèrent faire changer au plus vite) reste celui d'un "bien meuble". Même si les pouvoirs législatifs leur ont récemment accordé la qualité d'"être doué de sensibilité"... Un premier pas ?

Achat et adoption, ce n'est pas tout à fait la même chose

Cette réalité légale fait froid dans le dos, même si l'on ne considère pas (encore) son animal de compagnie comme un enfant. Mais elle rappelle aussi une nuance importante quant à l'animal domestique : la différence entre l'achat et l'adoption.

Lorsque vous achetez un chiot ou un chaton dans une animalerie ou chez un éleveur, vous en faites "l'acquisition". Il sera "livré" avec son attestation de pedigree (s'il en a un), son carnet de santé ou passeport ainsi qu'un certificat de bonne santé datant de moins de cinq jours délivré par un vétérinaire. Si l'animal s'avère souffrant dans les jours qui suivent, sachez que certaines maladies (listées selon le type d'animal) peuvent rendre une vente caduque et permettre de l'annuler. Il faut parfois passer en justice pour cela.

Lorsque vous adoptez un chien ou un chat, adulte ou juste sevré, par le biais d'un refuge, vous signez un contrat d'adoption, qui diffère légèrement en fonction des associations émettrices. Bien que celui-ci relève plus l'engagement moral que légal, le non-respect de celui-ci peut parfois mener jusque devant les tribunaux. Toutefois, les clauses étant surtout liées au bon traitement de l'animal adopté, il n'y a pas de raison que cela se produise.

Pour un animal trouvé

Si vous trouvez un animal seul dans l'espace public, il est important de l'emmener chez le vétérinaire pour vérifier s'il est identifié. Ainsi, on saura s'il appartient à quelqu'un qui l'a égaré, s'il a été volé ou abandonné. C'est seulement à partir de ces informations que l'on pourra envisager ou non de le garder.

S'il n'a pas de propriétaire, vous pouvez alors le faire identifier grâce à une puce, vous devenez alors son responsable légal (selon l'article n° 1385 du Code Civil). C'est exactement la même chose lorsque l'on vous "donne" un bébé animal suite à une annonce sur les réseaux sociaux ou dans un journal.

 
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