Cinq femmes qui ont marqué la COP21

Cinq femmes qui ont marqué la COP21

Cinq femmes qui ont marqué la COP 21

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Hélène Demarly

La plus importante conférence sur le climat jamais organisée s'est achevée vendredi dernier à Paris. Plus de 45 000 personnes au rendez-vous et 195 pays, qui ont réussi à adopter un accord historique pour limiter la hausse des températures à deux degrés d'ici 2050. Et si sur la "photo de famille" des chefs d'états prise à l'ouverture de la COP21, les femmes se comptaient sur les doigts de la main, elles étaient en réalité présentes en nombre, de toutes les négociations et ateliers au Bourget. Découvrez en cinq qui ont contribué à la réussite de cette conférence contre le réchauffement climatique.

Christiana Figueres : l'experte climat de l'ONU

Chef des Nations Unies au climat, Christiana Figueres a été une figure majeure de la COP21. Fille de l'ancien président du Costa Rica, pays grand comme un dixième de la France mais qui a fait de l'écologie son cheval de bataille, c'est une pro-environnement de longue date. Participant depuis 1995 aux négociations des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), elle a joué un rôle important dans l'élaboration du protocole de Kyoto. En 2010, elle devient secrétaire exécutive de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques et se retrouve donc en charge de toutes les questions environnementales. À la conférence de Paris, c'est à elle que Laurent Fabius a remis les clés du centre de conférence du Bourget, passée "zone bleue" pendant 15 jours, c'est-à-dire officiellement passée sous la responsabilité de l'ONU. Christiana Figueres a ensuite participé activement à toutes les négociations, jusqu'à la naissance de l'accord de samedi dernier.

Nozipho Mxakato-Diseko, patronne des pays en voie de développement

Ambassadrice sud-africaine dans les négociations climat, elle était lors de la COP21, la présidente de la coalition des pays en développement, appelée "G77+Chine". Elle a dû soutenir les positions de 134 pays sur les 195 signataires, c'est-à-dire 80 % de la population mondiale avec des pays parmi les plus gros pollueurs de la planète comme la Chine et l'Inde, et d'autres très vulnérables face au réchauffement climatique comme le Mali, le Bangladesh ou les îles du Pacifique. Pour mettre tout le monde d'accord, elle a dû faire le grand écart et les débats ont souvent été agités. Avec son franc-parler et son impressionnant charisme, Nozipho Mxakato-Diseko a été une négociatrice hors pair, réussissant à convaincre malgré les réticences, tous les pays en voie de développement d'adopter cet accord sur le climat.

Laurence Tubiana : la "madame climat" française

Ambassadrice française chargée des négociations sur le changement climatique, elle est la chef de file de la délégation française à la COP21 et la négociatrice principale de la France. Son engagement écologique remonte à 1997, lorsqu'elle est devenue la conseillère sur l'Environnement de Lionel Jospin, qui venait d'être nommé Premier ministre. Elle est décrite par la presse internationale comme la "pièce maîtresse" de l'accord historique sur le climat signé samedi. À la fin de la présentation du projet, elle a expliqué aux journalistes que cela n'était pourtant "pas joué". "Il faut maintenant voir ce que les gens pensent du texte. Même si on l'a élaboré avec eux, on a proposé des choix qui sont très ambitieux. Il faut donc que les pays s'y reconnaissent" a-elle conclu.

Armelle Lecomte, porte-parole de l'ONG Oxfam International

Elle est le porte-parole "Climat et Énergie" d'Oxfam, une organisation créée au Royaume-Uni et présente dans plus de 90 pays qui combat les injustices et la pauvreté. Pendant la COP21, elle a suivi les négociations en direct. Elle y était chargée de faire du lobbying auprès des ministres, des parlementaires et des acteurs économiques, pour que les pays riches aident financièrement les pays pauvres dans la lutte contre le réchauffement climatique. À l'issue du texte décidé le 12 décembre, par les 196 parties, Armelle Lecomte est restée prudente face aux questions des journalistes : "l'accord reconnaît que davantage d'argent sera nécessaire. Mais il n'y a aucune garantie sur le long terme pour les financements. On ne sait pas s'ils continueront à croître".

Marinel Ubaldo, jeune ambassadrice de Plan International

Marinel a dix-huit ans. C'est une survivante du Typhon Haiyan aux Philippines qui a fait plus de 6200 morts. Depuis trois ans, elle milite au sein de l'ONG Plan International pour rappeler que les enfants sont les premières victimes des catastrophes naturelles mais aussi pour montrer qu'ils sont les acteurs du changement. Lors de la COP21, elle a participé à un forum sur le climat et les océans, ainsi qu'à de nombreux ateliers organisés en partenariat avec d'autres ONG. Le documentaire, La jeune fille et les typhons, où Marion Cotillard l'interpelle sur l'avenir climatique de la planète a d'ailleurs été présenté lors de cette conférence. Elle y explique que"nous ne pouvons pas continuer à maltraiter la planète comme nous le faisons". Malgré son jeune âge, elle a sû toucher les acteurs de la COP21, en rappelant à chaque fois que par l'éducation et la sensibilisation, les enfants pouvaient être au coeur du changement.

 
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