Contraception masculine : où en est-on ?

Contraception masculine : où en est-on ?

Le préservatif, seul contraceptif masculin existant ? Détrompez-vous !

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Jessica Rat

Si ce n'est pour le préservatif, force est de constater que la contraception est encore aujourd'hui largement réservée aux femmes. Pourtant, diverses méthodes de contraception masculine ont d'ores et déjà été développées. Tour d'horizon.

La contraception masculine thermique

La spermatogenèse, soit la production de spermatozoïdes, est permise grâce à une température testiculaire plus basse - entre 2 et 4 degrés Celsius - que celle du corps. La contraception masculine thermique consiste à inhiber ce processus en faisant monter la température des testicules, de 2 degrés. Comment ? Ces derniers sont remontés, du scrotum jusqu'à la racine de la verge, à l'aide d'un sous-vêtement particulier qui doit être porté au minimum quinze heures par jour. Réversible, et montrant "très peu d'effets secondaires", cette méthode s'avérerait selon différentes études aussi efficace que la pilule (féminine). Elle n'est toutefois pas immédiate : l'homme doit porter le dit caleçon pendant deux à quatre mois avant que la contraception soit effective.

La contraception hormonale masculine

Si l'on prescrit aisément la pilule aux femmes, la contraception hormonale masculine se fait encore très rare. Or, les premiers essais à ce sujet datent... des années 1970. Et depuis, la science n'a cessé de progresser. Notamment, une étude commanditée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2016 affirme que l'injection hormonale - de progestérone et de testostérone - a été efficace pour 96% des 320 hommes volontaires. Si cette méthode de contraception est également réversible, quelques effets secondaires (acné, sauts d'humeur, dépression, augmentation de libido...) ont toutefois été relevés. Mais n'est-ce pas là un problème auquel les femmes doivent également faire face ?

La vasectomie

C'est sans doute la contraception masculine la plus connue, mais aussi la plus extrême, celle-ci étant irréversible. La vasectomie consiste, par une opération bénigne, à ligaturer les canaux déférents afin que les spermatozoïdes ne se mélangent plus au liquide spermatique. Contrairement à la castration, elle n'a aucun effet secondaire indésirable sur le désir sexuel ou l'érection. Si cette méthode de stérilisation est encore peu courante en France, elle est davantage répandue aux États-Unis, en Chine, et même chez nos voisins belges.

Le Vasalgel

Encore une fois, la science ne cesse de progresser : une nouvelle étude publiée en février 2017 par des chercheurs de l'Université de Californie, effectuée sur des primates, a (encore) démontré l'efficacité du Vasalgel - déjà préalablement testé sur des lapins. Il s'agit d'un produit à injecter dans les canaux déférents, plutôt que de les ligaturer, afin de bloquer le passage des spermatozoïdes. Non seulement ce contraceptif serait réversible, selon les tests effectués sur les lapins, mais il serait des plus efficaces, selon l'étude effectuée sur les macaques - aucun mâle traité n'aurait procréé. Reste plus qu'à attendre de voir ce que cela donne chez l'être humain...

 
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