IVG : le droit à l'avortement en France a 40 ans !

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Longtemps défendu par Simone Veil et instauré en France, en 1974, le droit à l'Interruption Volontaire de Grossesse (ou IVG) fête aujourd'hui ses 40 ans. L'occasion pour nous de revenir sur les détails importants. Décryptage.

IVG : quels sont les délais légaux ?

En France, le droit à l'IVG est légal mais encadré par la loi. En effet, des délais précis sont à respecter. Les femmes qui souhaitent avorter ne doivent pas dépasser 12 semaines de grossesse, soit 14 semaines après le premier jour des dernières règles. Passé ce délai, l'avortement ne peut être pratiqué en France et devient alors proscrit. Côté chiffres, les dernières statistiques de l'État démontrent la stabilisation du nombre d'IVG en France depuis une dizaine d'années. En 2012, près de 220 000 IVG auraient été réalisées.

Des consultations préalables obligatoires

Avorter est un acte qui nécessite de suivre un processus particulier. Les femmes qui souhaitent pratiquer une telle intervention doivent prendre rendez-vous avec leur gynécologue afin de parler du déroulement de l'intervention, des différentes méthodes possibles et des risques éventuels. Le gynécologue donne ensuite rendez-vous à sa patiente pour une seconde consultation, une semaine après, afin de savoir si elle n'a pas changé d'avis. Un formulaire doit être signé avant de procéder à l'avortement.

Méthodes : laquelle choisir ?

En France, deux méthodes d'avortement existent : la méthode chirurgicale et la méthode médicamenteuse. Tout dépend du choix des femmes et du terme de leur grossesse. La méthode médicamenteuse peut être réalisée jusqu'à la 5ème semaine de grossesse. Elle ne nécessite aucune hospitalisation et consiste en la prise orale d'un médicament. La méthode chirurgicale, quant à elle, est réservée aux femmes qui s'y prennent au dernier moment ou qui préfèrent choisir ce mode de fonctionnement. Elle consiste à aspirer le contenu de l'utérus sous anesthésie locale ou générale. Cette intervention est pratiquée à l'hôpital et se fait généralement dans la journée.

L'IVG pour les mineures

Les jeunes filles mineures peuvent recourir à l'avortement mais doivent absolument disposer de l'accord des deux parents. En cas de refus, il est alors possible de pratiquer l'IVG en préservant le secret. La condition ? Se faire accompagner d'une personne majeure de son choix : famille, entourage proche, amis, membre du planning familial... L'avortement est parfois difficile à vivre, et un soutien est donc vivement conseillé.

L'identité de la personne accompagnante est préservée par le secret médical et doit être choisie lors de l'entretien psycho-social ou au cours de l'une des deux consultations préalables avec le gynécologue.

IVG : quels sont les risques pour la santé ?

L'IVG, toutes méthodes confondues (chirurgicale ou médicamenteuse), possède des risques qu'il faut prendre en considération. La méthode médicamenteuse peut engendrer des effets secondaires gênants (nausées, douleurs, vomissements) mais aussi des risques d'hémorragie, d'infection ou d'échec. La méthode chirurgicale, de son côté, possède des risques visiblement plus importants : perforation de l'utérus, perforation intestinale, échec, infection mais aussi risques sur la fertilité future.

 
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