La charge mentale ou le fardeau des tâches domestiques

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 Quand penser à tout, tout le temps, épuise les femmes.

Quand penser à tout, tout le temps, épuise les femmes.

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© iStock, lukas_zb
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Marine de Guilhermier

L'année 2017 aura été marquée par de nombreuses discussions et études autour de la "charge mentale", cette fameuse expression canadienne désignant le fait de penser à la gestion du foyer en toutes circonstances et qui touche principalement les femmes.

Qu'est-ce que la "charge mentale" ?

Vous avez l'impression de constamment penser au bon fonctionnement de votre maison ? De la lessive aux repas du soir, en passant par la supervision des devoirs de vos enfants et aux courses hebdomadaires pour réapprovisionner votre frigo ? C'est ce que l'on appelle la "charge mentale", définie par la chercheuse Nicole Brais de l'Université Laval de Québec comme "ce travail de gestion, d'organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectifs la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence". Un syndrome qui touche de nombreuses femmes et qui fait beaucoup parler depuis que la dessinatrice féministe Emma a publié une bande dessinée sur le sujet intitulée "Un autre regard" en mai dernier.

La BD illustre concrètement cette "charge mentale". Par exemple, une case montre une femme occupée à de nombreuses tâches qui laisse déborder une casserole sur le feu. Et son conjoint de lui dire : "Mais fallait demander ! Je t'aurais aidée !". Une situation que beaucoup d'entre vous ont forcément déjà vécue et que l'auteure résume ainsi : "Quand le partenaire attend de sa compagne qu'elle lui demande de faire les choses, c'est qu'il la voit comme la responsable en titre du travail domestique. C'est donc à elle de savoir ce qu'il faut faire et quand il faut le faire." Et c'est bien le problème...

Quand des études s'en mêlent

De nombreux sondages sur la répartition des tâches domestiques dans le couple ont donc vu le jour cette année et n'ont que confirmé ce ressenti de la gent féminine. Une étude menée par OpinionWay pour La Boulangère assure que "88% des femmes se sentent responsables de l'élaboration du repas contre seulement 62% des hommes", comme le rapporte La Parisienne. Côté ménage, l'écart se creuse avec 90% de femmes qui y pensent, contre 57% des hommes. Un autre sondage mené par l'Ifop, cette fois pour la marque Cortex, affirme que 79% des femmes pensent que la vie est une course de tous les instants et seulement 7% sont tout à fait d'accord pour dire qu'elles ont beaucoup de temps pour elles. Un chiffre très bas qui montre que la "charge mentale" pèse définitivement plus lourd pour les femmes que pour leurs compagnons.

Comment la combattre ?

La seule façon pour que les femmes ressentent moins ce fardeau est que leurs conjoints s'impliquent plus dans les tâches ménagères. "Les hommes doivent apprendre à se sentir responsables de leur foyer" explique Emma dans sa BD, ce que ne faisaient pas les générations précédentes : "On voit nos mères prendre en charge toute la gestion de la maison, pendant que nos pères ne font que participer à son exécution." Et de rappeler aux femmes qu'il est possible "d'être parfois absente, sans tout préparer et sans culpabiliser". Ça vaut le coup d'essayer, non ?

 
1 commentaire - La charge mentale ou le fardeau des tâches domestiques
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    courageuse -

    Faut pas s'étonner que le burn out touche davantage les femmes qui de plus s'investissent énormément dans tout ce qu'elles font, formatées, obligées, habituées à devoir, sans plaisir car contraintes, tout gérer, maison, boulot, enfants, le conjoint, etc...

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