Quel prénom a-t-on vraiment le droit de donner à son enfant ?

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 En France, il n'existe pas de prénoms interdits. Les parents choisissent librement le prénom de leur(s) enfant(s).

En France, il n'existe pas de prénoms interdits. Les parents choisissent librement le prénom de leur(s) enfant(s).

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© Adobe Stock, kolinko_tanya
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Jessica Xavier

Votre enfant est unique. Et pour marquer cette unicité, vous voulez lui donner un prénom qui se démarque, qui le fera sortir du lot ? Attention, tous les prénoms ne sont pas acceptés.

Le choix du prénom est pour la vie (ou presque). Il est donc très important. D'autant qu'il en dit long sur l'histoire d'une famille, de son niveau social, de ses coutumes, centres d'intérêt... Un prénom n'est jamais choisi par hasard. Il est le reflet de rêves, d'envies refoulées ou non.

Que l'on soit très fantaisiste ou plus terre-à-terre, le choix du prénom de son enfant à naître n'est pas tout à fait illimité. Dans un souci de respect du bambin, la Loi française veille au grain.

Un choix libre mais...

L'administration française rappelle que le ou les prénoms sont choisis librement par les parents mais doivent "respecter certaines règles notamment au nom de l'intérêt de l'enfant."

Il n'existe pas de liste des prénoms autorisés ou refusés. C'est lors de l'enregistrement auprès de l'officier d'état civil que tout se joue. Si le prénom nuit à l'intérêt de l'enfant (ridicule, insultant, grossier...) ou s'il constitue une usurpation d'une autre identité l'officier d'état civil saisit le procureur de la République qui peut alors saisir à son tour le juge aux affaires familiales pour supprimer le prénom du registre de l'état civil. Si les parents ne donnent pas de nouveau prénom, c'est le juge qui en attribue un à l'enfant.

A noter, dans le cas où l'enfant porte le nom d'un seul de ses parents, il ne peut pas se voir attribuer comme prénom le nom de son autre parent. Par ailleurs, le prénom ne peut comporter de lettre d'un alphabet étranger (ñ espagnol, ø scandinave).

Si vous pensez pouvoir vous montrer plus créative avec les 2e et 3e prénom, vous serez déçue. Ces prénoms pouvant être utilisés comme prénom usuel, ils sont régis par les mêmes contraintes que le choix du premier prénom.

Les prénoms les plus surprenants refusés et acceptés

Parfois, certains prénoms passent entre les mailles du filet des officiers d'état civil qui ont d'ailleurs monté un blog non sans humour pour partager les perles des prénoms les plus originaux. On y découvre notamment que des parents ont appelé leurs trois filles : Kehissy, Keylijah, Kysaïah. Pour une autre mère, c'est Waren-J en référence au rappeur américain Warren-G. La presse locale révèle aussi son lot de prénoms surprenants : Styliani, Exillia, ou encore la petite Rihanna née en 2013 dont la grande soeur s'appelle Djaysie (pour Jay-Z). Et que penser de Daemon en hommage au personnage de la série "Vampire Diaries "?

D'autres fois, l'administration a l'oeil comme en 2009 quand des parents se voient refuser le prénom Titeuf pour leur petit garçon ou en 2015 à Valenciennes quand des parents certainement accros à la pâte à tartiner ont voulu appeler leur enfant Nutella. Ce prénom a été transformé en Ella par le juge.

Au nom de l'originalité, il n'est donc pas permis de donner n'importe quel prénom à son enfant.

 
3 commentaires - Quel prénom a-t-on vraiment le droit de donner à son enfant ?
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