Triche aux examens : que risquent les fraudeurs ?

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Dès le 17 juin prochain, les élèves de Terminale de toute la France débuteront les épreuves du baccalauréat 2013. Pour ceux qui n'ont pas assez révisé, ou qui sont tétanisés par le stress de cet examen déterminant, une solution semble attrayante : la triche ! Même si le concept - ne pas avoir à réviser pour obtenir de bonnes notes - peut paraître séduisant, ce n'est pas sans risque. En cas de prise sur le fait, que risquent les tricheurs ?

À partir de quand est-ce de la triche ?

Parler de triche, c'est penser aux antisèches ou aux informations dissimulées dans une calculatrice. Mais ce n'est pas que cela. Voici tous les comportements qui sont considérés comme de la triche, et qui peuvent entraîner de lourdes sanctions si l'élève est démasqué :

- avoir des antisèches : c'est-à-dire des papiers ou des documents qui n'ont pas été fournis par l'administration durant l'examen.

- échanger des informations grâce à son téléphone portable, ou tout appareil numérique

- écouter des informations, à l'aide d'un appareil permettant l'écoute de fichiers audio

- se faire aider par son voisin durant l'examen

- se faire remplacer par une autre personne durant l'épreuve.

Les tentatives de fraude

Il n'y a pas que ces actes de triche grossière qui peuvent être mal perçus lors de l'épreuve du baccalauréat. Un élève peut être soupçonné de tentative de fraude même s'il n'est pas en train de réellement tricher : s'il utilise son portable, s'il possède du papier qui n'a pas été fourni au début de l'épreuve ou même s'il écoute de la musique, il peut être soupçonné de triche. C'est pourquoi il vaut mieux se débarrasser de tout matériel suspect, laisser son sac à l'entrée de la salle, comme il l'est clairement indiqué, plutôt que susciter la méfiance des examinateurs !

Procédure en cas de triche

Quand il y a un soupçon, le surveillant intervient immédiatement. Il n'empêche pas l'élève de terminer son épreuve, mais saisit les preuves de ce qu'il avance, preuves pouvant démontrer que le participant était bien en train de tricher.

Le surveillant rédige par la suite un procès verbal, qui est transmis au recteur, celui-ci pouvant saisir la commission de discipline du bac. La commission doit donner sa décision. Jusque-là, le candidat ne peut pas obtenir ses notes, et ne peut pas s'inscrire dans un établissement enseignement supérieur. Le candidat est convoqué dix jours avant la date de la commission à laquelle il doit se rendre pour présenter son cas et se défendre. La commission prononce une relaxe ou une sanction disciplinaire.

Les sanctions

Tout dépend de la nature de la triche, de l'élève qui a effectué la triche (son dossier scolaire est étudié) et de la commission disciplinaire. Plusieurs sanctions différentes peuvent être délivrées : le blâme, la privation de mention, l'annulation de l'épreuve (une note de zéro est attribuée au tricheur), l'annulation de l'examen dans son intégralité, le retrait du diplôme si la triche est découverte tardivement, l'interdiction de s'inscrire dans un établissement supérieur ou encore l'interdiction de repasser le bac, jusqu'à 5 ans maximum. Il est possible de faire appel avec le verdict rendu par la commission.

Amende

Les sanctions peuvent être encore plus lourde, selon la nature de la fraude : il est possible que le tricheur écope de 9 000 euros d'amende et/ou qu'il soit envoyé trois ans derrière les barreaux.

 
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