22/06/2012
Le drame s'était déroulé en novembre dernier. Agnès, une collégienne de presque 14 ans, avait été violée et tuée au Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire. Le meurtrier présumé, un jeune homme de 17 ans, était scolarisé en classe de première dans le même collège-lycée que l'adolescente.
Sept mois après les faits, la reconstitution du meurtre de la jeune fille a commencé aujourd'hui en présence de Mathieu, son tueur présumé, qui est arrivé dans une fourgonnette de la gendarmerie. Le procureur de Clermont-Ferrand, Pierre Sennes, est également sur les lieux.
Cependant, cette reconstitution des faits, près du collège-lycée Cévenol où étaient inscrits Agnès et Mathieu, a suscité la colère de l'équipe dirigeante de l'établissement. « Je trouve cela indécent, et je trouve cela imbécile, je ne comprends pas que l'on puisse faire une chose pareille. Parce que les élèves sont sur le site, les élèves passent le bac, parce que les petits camarades d'Agnès passent la semaine prochaine le BEPC, qu'ils ont été extrêmement forts depuis les événements de novembre, qu'ils se sont reconstitués », a déploré Jean-Michel Hieaux, vice-président du collège-lycée.
Déjà mis en examen pour viol sur une mineure en 2010
Cette reconstitution, qui se poursuivra dans le bois où le corps d'Agnès avait été découvert, « est un coup dans leur dos », « alors que dans quinze jours on pouvait le faire. Je trouve cela aberrant », a martelé Jean-Michel Hieaux.
Rappelons qu'Agnès, qui allait bientôt avoir 14 ans, avait disparu fin novembre. Deux jours après sa disparition, les enquêteurs avaient retrouvé son corps calciné. Le lycéen de 17 ans, principal suspect, avait été mis en examen pour viol et assassinat. Les enquêteurs avaient par la suite révélé que cet adolescent avait déjà été mis en examen pour viol sur une mineure en août 2010 dans le Gard. Il avait ensuite effectué quatre mois de détention provisoire avant d'être placé sous contrôle judiciaire. L'équipe dirigeante du collège-lycée Cévenol avait fait savoir qu'elle avait eu connaissance des quatre mois de prison effectués par le lycéen, mais ignorait les motifs de la détention. « La direction a découvert, en même temps que les parents d'Agnès, l'effroyable vérité. Nous avions accepté dans notre établissement un jeune garçon convaincu de viol », avait alors déclaré Jean-Michel Hieaux.
s.c. - Source : Elle.fr - Copyright : elle.fr
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