Insultée pour ses aisselles non épilées

Insultée pour ses aisselles non épilées
En exposant ses aisselles non épilées sur le web, Laure De, jeune étudiante belge, ne s'attendait pas à être insultée et harcelée de la sorte (photo d'illustration).
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Justine Fiordelli

Elle ne s'attendait pas à un tel acharnement ! Une internaute belge a reçu une pluie de commentaires déplacés après avoir publié, sur Facebook, un cliché d'elle où elle affichait ses aisselles au naturel. Victime de "slut-shaming", elle a décidé de se faire entendre.

Sur son compte Facebook - à l'époque ouvert au public mais désormais privé - Laura De, qui avait décidé le 15 août 2016 de sélectionner une photo de profil dévoilant ses aisselles non épilées, a décidé de hausser le ton suite aux multiples commentaires virulents (plus de 5000) dont elle a été la cible. Parmi les plus violents, on pouvait lire : "Rase-toi vilaine", "Tu es immonde", "Tu m'as fait vomir 146 fois", "Sale lesbienne !", "Ben quoi ? On vit dans un monde où il faut être dans la norme ! C'est ta faute si on vient t'insulter petite c**ne", ou encore "Tu mérites de pourrir dans la cave de Dutroux". Autant d'insultes qui l'ont touchée en plein coeur et qui l'ont bien décidée à combattre le "slut-shaming" dont sont encore victimes de nombreuses femmes, que ce soit parce qu'elles ne répondent pas aux dikats de la minceur ou qu'elles se différencient par un tout autre critère sortant de la "norme".

"Je suis une fille qui a décidé de faire ce qu'elle voulait de son corps"

Suite à l'acharnement des internautes, elle décide de s'exprimer le 29 août 2016, toujours sur Facebook, dans un post grâce auquel elle entend faire taire ses détracteurs. Loin de se résigner, elle assume et explique être "une fille qui a décidé de faire ce qu'elle voulait de son corps". Et de préciser : "Comme un garçon peut le faire, lui. Et les conséquences de sortir des normes sont l'humiliation collective, le harcèlement, les insultes, les menaces". Selon elle, le chemin est encore long pour que la femme obtienne gain de cause et dise stop à toutes les normes et les cases dans lesquelles elle est placée : "On me dit souvent qu'en Belgique et en France on n'a plus besoin du féminisme, que les femmes ont assez de droits... Toute cette violence prouve que... non. En Belgique, un pays qui se dit libre et développé, quand une femme veut dire non à l'épilation elle sera punie de toutes les façons qu'il faut jusqu'au moment où elle se rangera dans la norme à nouveau".

Laura n'est pas la seule dans cette situation. De nombreuses campagnes de publicité ont décidé également de dénoncer les diktats, comme récemment "#WeWearWhatWeWant" en faveur des femmes rondes. Heureusement, la jeune étudiante belge a reçu également de nombreux messages de soutien suite à la médiatisation de l'affaire.

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