Le burlesque, ou l'art de retrouver la confiance en soi

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Le burlesque s'inspire directement des pin-up des années 1940 et 1950.
Le burlesque s'inspire directement des pin-up des années 1940 et 1950.
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© Getty Images, VikaValter

Hélène Demarly

Vous rêvez d'apprendre à vous déhancher comme Betty Boop, à vous déshabiller façon pin-up ? Et si vous vous mettiez à l'effeuillage burlesque ? Sortez vos bas résille, vos faux-cils et vos caches-tétons, Dita Von Tease n'a qu'à bien se tenir !

Cela fait désormais plusieurs années que l'effeuillage burlesque façon années 40 et 50 est réapparu en France, et ce, notamment grâce au film de Mathieu Amalric "Tournée", paru en 2010.

De nombreux cours et stages permettent d'en apprendre les techniques, s'adressant à toutes les femmes, quelque soit leur âge et corpulence, pulpeuses ou menues, grandes ou petites. Mais effeuillage ne veut pas dire strip-tease intégral, et si l'on termine en nippies ("cache-tétons"), le bas ne se retire pas. Appelé néo burlesque ou new burlesque, il s'agit plutôt de danses sensuelles façon cabaret, jamais vulgaires, où humour et glamour font partie du spectacle.

Accepter (enfin) son corps

Le gros point fort du burlesque ? Il permet d'oublier ses complexes. Nul besoin de faire une taille 36 ou d'être douée pour la danse : les cours d'effeuillage regroupent des femmes de toutes tailles, sans esprit de compétition. Apprendre à bouger et à poser comme une pin-up tout droit sortie d'une carte postale américaine, à apprivoiser ses fesses bien rebondies ou son petit ventre, à dévoiler sa poitrine généreuse... voilà ce que permet le burlesque au bout de seulement quelques séances. Un cours fait pour les femmes qui en ont assez des régimes à répétition, d'être mal dans leur peau et qui rêvent de pouvoir enfin se trouver belles quand elles se regardent dans le miroir, en sous-vêtement. Pour certaines, c'est un véritable exercice libérateur qui prend des airs de thérapie pour enfin aimer ce corps, trop longtemps caché ou maltraité.

Prendre conscience de sa féminité

Le burlesque oblige aussi à apprendre à exploiter sa féminité et à en jouer. Se tenir droite et se cambrer de la bonne manière, marcher de façon sexy avec des talons hauts, apprendre à se déshabiller - tantôt le regard fier, tantôt boudeur -, sont autant d'exercices qui aident à gagner en assurance. En femme fatale ou en baby doll, les femmes apprennent l'art de la danse de cabaret au long des séances ou des stages et celles qui le souhaitent peuvent participer au spectacle de fin d'année. Une belle manière d'apprivoiser sa timidité, pas seulement sur scène face au public, mais aussi dans la vie de tous les jours. D'ailleurs le burlesque est ouvertement féministe. Luttant contre les canons de la minceur, il incite les femmes à se découvrir séductrices tout en étant fières de ce qu'elles sont.

Où le pratiquer ?

Il existe plusieurs cours et stages à travers toute la France et notamment : L'école des filles de joie à Paris, le Burlesque Klub à Lyon, le studio Miss'tyk à Marseille ou encore La Clandestine à Strasbourg. Et pas forcément besoin de prendre des cours à l'année, vous pouvez aussi réserver pour une seule séance entre copines, pour un enterrement de vie de jeune fille ou un anniversaire. Comptez entre environ 30 euros par personne le cours d'initiation de deux heures.

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