AVC : ces symptômes qui doivent alerter

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Près de 150 000 accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont dénombrés chaque année en France.
Près de 150 000 accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont dénombrés chaque année en France.
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© iStock, PeopleImages

Fabien Gallet

Selon le ministère des Solidarités et de la Santé, l'accident vasculaire cérébral (AVC) est la deuxième cause de mortalité en France (troisième chez les hommes). Il est toutefois possible de prévenir ce genre d'attaque cérébrale qui touche environ 150 000 Français chaque année.

L'AVC, qu'est-ce que c'est ?

L'accident vasculaire cérébral relève d'un problème lié à la circulation du sang dans le cerveau. Ce dernier est souvent dû à la formation d'un caillot de sang (thrombose) bouchant une artère. On parle alors d'accident ischémique. L'AVC peut aussi découler d'un accident hémorragique provoqué par la rupture d'un vaisseau. Ce dysfonctionnement de la circulation sanguine empêche le transport des éléments nutritifs et de l'oxygène dont ont besoin les cellules cérébrales pour vivre, ce qui peut provoquer de graves séquelles.

Des séquelles plus ou moins importantes

L'AVC peut en effet être transitoire (on parle d'accident ischémique transitoire) et sans séquelle, ou au contraire source de graves lésions voire de décès. Lorsqu'il ne conduit pas à la mort, il peut provoquer une aphasie (un trouble du langage affectant l'expression ou la compréhension du langage parlé ou écrit) ou une hémiplégie (paralysie d'une ou plusieurs parties du corps d'un seul côté), plus ou moins sévère. À noter que chacun n'aura pas les mêmes chances de récupération des capacités cognitives et physiques. Outre le risque d'un nouvel accident, les individus touchés peuvent aussi devoir faire face à d'autres problèmes de santé : dépression, démence, crises d'épilepsie...

Des signes souvent annonciateurs

Parmi les signes avant-coureurs trois principaux sont généralement de mise : la paralysie d'une partie du visage avec déviation de la bouche (il peut également s'agir d'un engourdissement), des problèmes d'élocution lorsqu'il s'agit de s'exprimer (difficulté pour trouver ses mots) et enfin une perte de force ou de motricité d'un des membres (inertie d'une des jambes, des bras, voire hémiplégie totale). D'autres symptômes peuvent apparaître notamment une perte visuelle, des maux de tête importants ou des troubles de l'équilibre.

Comment réagir ?

Si ces symptômes interviennent, qui plus est au même moment, il convient d'intervenir au plus vite. Dans le cas d'un AVC, le temps est précieux. Il faut donc appeler le 15, numéro du SAMU, et ce même si les signes ont disparu. Selon les conseils de la Direction générale de l'organisation des soins, si vous voyez une personne qui présente ces problèmes de santé, il convient de l'allonger, de noter l'heure à laquelle les symptômes ont commencé, ne pas la faire boire ni manger et ne lui donner aucun médicament. Mieux vaut laisser les urgentistes lui administrer les bons traitements.

Peut-on limiter les risques ?

S'il n'est évidemment pas possible d'échapper à un AVC, il est toutefois envisageable de limiter les facteurs de risque. Au gré de diverses campagnes préventives, les spécialistes pointent du doigt l'obésité, la consommation d'alcool et de cigarette, ou encore le diabète et le cholestérol comme des éléments favorisant les accidents vasculaires cérébraux.

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