Déodorant, anti-transpirant... : quels dangers ?

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Il ne faut pas confondre le déodorant qui réduit les odeurs et l'anti-transpirant dont la fonction est de bloquer le processus de transpiration.
Il ne faut pas confondre le déodorant qui réduit les odeurs et l'anti-transpirant dont la fonction est de bloquer le processus de transpiration.
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© Adobe Stock, georgerudy
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La rédaction

Produits quasiment indispensables du quotidien, les déodorants et les anti-transpirants ne seraient pas inoffensifs. Entre arguments marketing flous et dangers sanitaires potentiels, sachez démêler le vrai du faux.

Quelle différence entre déodorant et anti-transpirant ?

Pas toujours évident de faire la différence entre les deux appellations tant les publicitaires tendent à rendre le discours confus. Marketing oblige, déodorants et anti-transpirants sont devenus presque indispensables pour l'hygiène du quotidien. Le déodorant sert à masquer les odeurs de transpiration. Il est composé de parfum et d'agents antibactériens. Quant à l'anti-transpirant, son rôle est de bloquer le processus de transpiration à l'aide d'agents anti-transpirants et d'antibactériens. Il régule le flux de la transpiration et peut également être parfumé pour réduire les odeurs. Par ailleurs, les marques n'hésitent pas à faire dans la surenchère de propriétés avec des déodorants aux agents anti-transpirants dotés d'une efficacité allant parfois jusqu'à 72 heures. On parle aussi d'antiperspirants, qui sont censés être en haut de l'échelle de la lutte contre la transpiration.

Pourquoi sont-ils visés ?

Une étude récente publiée dans la revue médicale International Journal of Cancer aurait établit un lien entre le cancer du sein et la présence de sels d'aluminium dans les déodorants. Même si certaines expériences ont démontré que les souris en contact avec les sels d'aluminium développaient des tumeurs quelques mois plus tard, les autorités sanitaires ne reconnaissent pas le lien de cause à effet sur le corps humain. La présence de certains antioxydants permettant d'attaquer le corps gras de la sueur est aussi dans le viseur des autorités. Parmi eux, le BHA et le BHT sont classés dans la catégorie des excipients à effet nocif notoire en raison de leur pouvoir allergisant, et sons suspectés d'être des perturbateurs endocriniens. Rassurez-vous, tous les antioxydants ne sont pas mauvais, comme les vitamines E et C qui sont très bien tolérées par l'organisme.

Quels sont les réels dangers ?

Malgré le flou qui persiste autour des réels dangers sanitaires, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) recommande toutefois d'éviter les sels d'aluminium ou de limiter leur concentration à 0,6%. Cependant, aucun déodorant anti-transpirant ne mentionne la quantité réelle présente dans le produit. Aussi, il est fortement conseillé de ne pas appliquer d'anti-transpirant sur une peau fraîchement rasée ou épilée au risque de laisser pénétrer les sels d'aluminium dans l'organisme.

Quelles alternatives naturelles sont possibles ?

La plus fiable est sans aucun doute la pierre d'alun. Néanmoins, il est important de distinguer deux types de pierre d'alun : l'alun "ammonium" et l'alun "potassium". Le premier est entièrement chimique et tire sa composition de sels d'aluminium et de sels d'ammonium, un cocktail élaboré dans les laboratoires. Le second, le "potassium" provient de l'Asie Mineure et de l'Amérique du Sud et est extrait de minerai à la couleur translucide et aux propriétés astringentes et hémostatiques. Des solutions à envisager pour éviter les sueurs froides ?

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