Ménopause des hommes : comment lutter ?

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Le déficit androgénique lié à l'âge, aussi appelé andropause, touche certains hommes à partir de 45 ans.
Le déficit androgénique lié à l'âge, aussi appelé andropause, touche certains hommes à partir de 45 ans.
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© Adobe Stock, goodluz

Jessica Xavier

Souvent comparée à la ménopause, l'andropause est pourtant bien différente du phénomène féminin. Zoom sur cette baisse de testostérone qui a plus d'une conséquences sur le quotidien des hommes.

Andropause ou DALA ?

L'andropause est un phénomène lié à l'âge, caractérisé par une baisse du taux de testostérone biodisponible chez l'homme à partir de 45 ans. Une chute qui a un impact sur la qualité de vie et sur la fonction de différents organes. À noter, le terme d'andropause est inadéquat. Les médecins lui préfèrent le terme de déficit androgénique lié à l'âge (DALA).

Andropause et ménopause, quelles différences ?

Même si elles sont souvent comparées, il n'existe finalement que peu de similitude entre DALA et ménopause. Le déficit, même s'il est fréquent chez les hommes de plus de 50 ans, demeure inconstant contrairement à la ménopause qui, elle, touche toutes les femmes. Par ailleurs, la ménopause est associée à l'arrêt des fonctions reproductives chez la femme ce qui n'est pas le cas chez les hommes atteints de DALA.

Un test d'évaluation

Pour diagnostiquer le DALA, ce qui n'est pas une chose aisée, les médecins utilisent le questionnaire ADAM (androgen déficiency in aging male), qui reprend les points suivants : Éprouvez-vous une baisse du désir sexuel ; Éprouvez-vous une baisse d'énergie ; Éprouvez-vous une diminution de force et/ou d'endurance ; Votre taille a-t-elle diminué ; Avez-vous noté une diminution de votre joie de vivre ; Êtes-vous triste et/ou maussade ; Vos érections sont-elles moins fortes ; Avez-vous noté une altération récente de vos capacités ; Vous endormez-vous après le dîner ; Votre rendement professionnel s'est-il réduit ?

Une réponse positive aux points 1 et/ou 7, ou une réponse positive à au moins 3 questions équivaut à un déficit en testostérone.

Les solutions

Le traitement repose uniquement sur l'administration de testostérone naturelle. Il n'est prescrit que quand le diagnostic est posé et que tout risque de cancer de la prostate est éliminé. La testostérone peut être prise par voie transdermique (patch, gel), par voie orale ou intramusculaire (injectable). Pour l'heure, les effets à long terme du traitement restent inconnus et ce dernier doit être prescrit qu'après analyse des bénéfices/risques propres à chaque patient.

Les adeptes du naturel peuvent se tourner vers la naturopathie pour soulager les désordres liés à la chute de testostérone (fatigue, baisse de moral et de libido, problèmes érectiles...). Une bonne hygiène de vie, du sport, pas de tabac ni de cigarettes aident à retrouver une certaine vitalité. Les naturopathes conseillent d'éviter les viandes non bio et de limiter la consommation de soja. Dans l'assiette, n'hésitez pas à privilégier les huiles et graines de courge, ail, choux, tomate, pollen pour protéger la prostate. Enfin, pour traiter les troubles érectiles, une prescription médicamenteuse (Viagra) peut être faite par un médecin, s'il en juge utilise.

Sources :

- www.urofrance.org.

- "Secrets de naturopathes", Stéphanie Tétart et Vanessa Lopez, Editions Leduc.S.

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