Somnambulisme : comment vivre avec ?

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Le somnambulisme touche principalement les enfants, et peut disparaître à la puberté.
Le somnambulisme touche principalement les enfants, et peut disparaître à la puberté.
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© Adobe Stock, Africa Studio

Laetitia Reboulleau

Le somnambulisme fait partie des troubles du sommeil bien connus, mais sur lesquels personne n'a aucune prise : ce n'est pas vraiment quelque chose que l'on peut contrôler. Mais cela n'empêche pas les personnes concernées de vivre, à condition de prendre quelques précautions.

Le somnambulisme, c'est quoi ?

Somnambulisme vient du latin somnus (le sommeil) et ambulare (se promener). Ce terme signifie donc le fait de se déplacer, de marcher dans son sommeil. La plupart du temps, un somnambule se contentera de déambuler dans sa chambre, ou dans une pièce au sein de laquelle il se sent à l'aise : cuisine, chambre des parents pour les enfants... Mais dans de rares cas, la personne peut sortir de chez elle, voire même conduire.

La plupart des épisodes de somnambulisme sont brefs et ne durent que quelques minutes. Ce trouble du sommeil touche principalement les enfants (15 à 30% d'entre eux auront au moins un épisode de somnambulisme), et surtout les garçons de 7 à 12 ans, pour s'arrêter au moment de la puberté. Cependant, 2 à 3% des adultes seraient toujours concernés.

Contrairement à la légende, un somnambule ne se déplace pas les bras tendus comme un zombie. Il aura cependant les yeux ouverts, et peut même parler, la plupart du temps de façon mono-syllabique.

D'où vient-il ?

Selon les professionnels de santé, dans 60 à 80% des cas, le somnambulisme est dû à des antécédents familiaux. Mais certains facteurs tels que le stress, le manque de sommeil, les migraines ou encore des traumatismes émotionnels (décès, déménagement, naissance...) peuvent également les déclencher.

Crise de somnambulisme : comment réagir ?

Le fait de ne surtout pas réveiller une personne somnambule n'est pas une légende urbaine. Un réveil brutal peut entraîner une réaction tout aussi brutale, et la personne risque de se blesser, ou de blesser son entourage. Mieux vaut raccompagner la personne jusqu'à son lit. Si quelqu'un de votre entourage est somnambule, pensez à adapter son environnement, notamment en déplaçant les objets contondants pour éviter les blessures. Dans la mesure du possible, faites dormir la personne au rez-de-chaussée, pour éviter les chutes dans les escaliers ou par la fenêtre. Pensez également à bien verrouiller toutes les portes donnant sur l'extérieur.

Si vous êtes vous-même somnambule et que vous vivez seul, appliquer ces règles est également une bonne idée. Prévenez les personnes qui pourraient dormir avec vous ponctuellement pour ne pas qu'elles soient surprises. Mais, dans tous les cas, vous ne vous souviendrez probablement pas d'avoir bougé pendant la nuit.

Existe-t-il un traitement ?

À l'heure actuelle, il n'existe pas de traitement officiellement reconnu pour le somnambulisme. Toutefois, certains médecins peuvent prescrire des somnifères ou même des antidépresseurs, pour lutter contre les causes de ce trouble du sommeil. Ces techniques sont cependant à manier avec précaution, car elles peuvent générer une dépendance. Certaines personnes préfèrent pratiquer la méditation ou la relaxation, pour lutter contre l'anxiété et les insomnies, deux des facteurs qui peuvent entraîner des crises de somnambulisme. N'hésitez pas à demander son avis à votre médecin traitant.

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