TOC : comment les surmonter ?

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Les troubles obsessionnels compulsifs sont fortement handicapants.
Les troubles obsessionnels compulsifs sont fortement handicapants.
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Hélène Demarly

Se laver les mains de façon obsessionnelle, répéter la même phrase en boucle pendant de longues minutes, vérifier encore et encore que la porte est bien fermée... Heureusement, le TOC, maladie anxieuse chronique qui gâche la vie de plus d'un million de personnes en France, peut se traiter.

Acronyme de trouble obsessionnel compulsif, le TOC est une affection anxieuse. Il s'agit d'obsessions - idées ou pensées involontaires -, qui produisent de la peur ou de l'appréhension, auxquelles peuvent s'ajouter des compulsions : des comportements répétitifs que la personne s'oblige à accomplir sous peine d'angoisse. Si dans la plupart des cas, ces TOC sont absurdes, l'individu, bien qu'il en ait conscience, ne peut s'y soustraire. Ce qui crée des situations très invalidantes voire un enfer au quotidien, perturbant relations sociales comme vie professionnelle. Selon les chiffres de l'Association Française des Troubles Obsessionnels Compulsifs (AFTOC), 2 à 3% de la population en souffrirait.

Comment les reconnaître ?

Tout le monde a ses petites manies, mais celles-ci ne deviennent problématiques que lorsqu'elles envahissent le quotidien. On les définit comme maladie lorsque les TOC occupent au moins une heure dans la journée et créent de la souffrance.

Parmi les TOC, on retrouve fréquemment : le lavage (quand l'obsession de la saleté entraîne des rituels de lavage et de nettoyage incessants) ; la répétition (compter le nombre de coups de brosse passés dans les cheveux jusqu'à arriver exactement à 100, se forcer à se répéter vingt fois la même phrase, etc.) ; la vérification (vérifier à plusieurs reprises les fermetures de portes, fenêtres, de gaz ou de robinet d'eau) ; le comptage (compter dans sa tête ou compter les objets de façon obsédante chez soi ou à l'extérieur) ; l'accumulation (ou l'impossibilité de jeter) ; ou encore l'obsession impulsive : quand des pensées interdites (immorales ou criminelles) empoisonnent l'esprit.

Quels traitements ?

Selon l'AFTOC, les TOC apparaissent dans 50% des cas pendant l'enfance, soit vers 6-7 ans soit vers 12-13 ans, à la puberté. Des rituels qui n'en finissent plus, d'où l'importance de prendre rendez-vous assez tôt avec un pédopsychiatre, dès lors que l'enfant n'arrive pas à se défaire de sa "manie". Pour réussir à canaliser ses TOC voire à s'en débarrasser (bien qu'une guérison complète soit difficile), une prise en charge à la fois thérapeutique et médicamenteuse est la meilleure solution. Le soutien familial est également indispensable pour que le malade accepte de se faire soigner.

Pour gérer ses TOCS, il existe aussi l'application Smart'TOC (gratuite, sur Android et sur l'App Store). Elle permet de s'auto-évaluer, notamment lors de crises, et de partager les résultats sous forme de graphiques avec son thérapeute.

Pour en savoir plus sur les TOC, n'hésitez pas à vous rendre sur le site de l'AFTOC (www.aftoc.org) ou de l'AFTCC (l'association française de thérapie comportementale et cognitive) sur www.aftcc.org.

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