Zona : comment bien gérer l'arrivée d'une crise ?

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Le zona entraîne l'apparition de plaques rouges et de vésicules sur la peau.
Le zona entraîne l'apparition de plaques rouges et de vésicules sur la peau.
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© Adobe Stock, Angel Simon

Laetitia Reboulleau

Plaques rouges, sensation de brûlure, éruptions cutanées et douleurs violentes... Le zona est une maladie infectieuse due au réveil du virus de la varicelle, et qui touche notamment les nerfs. Apprenez à prévenir les crises pour moins les subir.

À quoi sont dues les crises de zona ?

Si vous avez contracté la varicelle durant votre enfance, sachez que le virus ne quitte jamais totalement l'organisme. Il s'installe dans les ganglions nerveux, qui se trouvent à chaque sortie des nerfs de la colonne vertébrale. En règle générale, notre système immunitaire prend les devants et les anticorps, présents dans notre sang, empêchent le retour de la maladie. Mais, à cause d'un coup de mou (fatigue, stress, problèmes de santé...), le virus peut se réactiver. Dans ces situations, il ne se glissera pas dans notre sang, à cause des anticorps. Résultat, il utilise plutôt les voies nerveuses pour se déplacer.

Quels sont les symptômes ?

Quand un virus s'attaque à vos nerfs, forcément, la douleur est au rendez-vous. Les personnes concernées ressentent une sensation de picotement ou de brûlure tout le long du nerf concerné. Et, puisque les nerfs se ramifient jusqu'à la surface de la peau, des plaques rouges peuvent alors apparaître sur différentes zones. Ces plaques sont associées à l'apparition de vésicules qui tirent sur le blanc, et provoquent de vives démangeaisons. Les éruptions peuvent durer jusqu'à plusieurs semaines avant de sécher et de disparaître, mais la douleur dans les nerfs, elle, peut rester bien plus longtemps, en particulier lorsque le zona touche les nerfs crâniens et ophtalmiques.

Les bons réflexes à adopter

Si vous pensez avoir un zona, le bon réflexe est de consulter immédiatement votre médecin traitant. De bons réflexes peuvent en effet vous permettre d'atténuer les symptômes et la douleur. L'assurance-maladie recommande notamment aux malades de se laver à l'eau tiède (surtout pas chaude !) et au savon surgras, d'appliquer des compresses fraîches sur les lésions cutanées, et surtout de garder la zone d'éruption la plus propre et la plus saine possible, afin d'éviter les risques de surinfections. Pour cela, utilisez des antiseptiques liquides ou en spray, mais évitez les crèmes et les pommades. Et surtout, pour ne pas enflammer les lésions, il est essentiel de ne pas se gratter, et de porter des vêtements amples, en coton par exemple, pour diminuer le contact avec les zones enflammées.

Si l'un de vos proches est concerné, attention à la contamination. Lavez-vous les mains avec précautions, ne partagez pas votre linge de toilette, et si possible, ne dormez pas avec la personne. Limitez tous les contacts physiques, en particulier si vous n'avez jamais eu la varicelle.

Faut-il envisager l'hospitalisation ?

Cela dépend des cas, mais la seule personne qui pourra vous répondre précisément est votre médecin traitant. Certains zonas sont plus graves que d'autres, notamment s'il touche les yeux, se généralise sur l'intégralité du corps, ou encore s'il s'accompagne de faiblesse musculaire, de fièvre, de problèmes de transit. Enfin, sachez que les personnes âgées, diabétiques ou atteintes de déficiences immunitaires sont beaucoup plus fragiles face à cette maladie.

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