Comment Harvey Weinstein a aussi fait pression sur le monde de la mode

Comment Harvey Weinstein a aussi fait pression sur le monde de la mode
Georgina Chapman lors du gala de la nuit d'ouverture du Metropolitan Opera à New York, le 25 septembre 2017.

Anthony Vincent

Le producteur hollywoodien, accusé de harcèlement, agressions sexuelles et viols, se servait de son emprise pour pousser des actrices à porter du Marchesa, marque fondée par son épouse.

Dans sa descente aux enfers, le prédateur sexuel Harvey Weinstein risque bien d'entraîner avec lui son épouse, Georgina Chapman, et de couler la compagnie de celle-ci, Marchesa. Fondée avec Keren Craig en 2004, pile l'année de sa rencontre avec Harvey Weinstein, la griffe de robes de soirée éthérées a habillé dès ses débuts, sur les tapis rouges les plus prestigieux du monde du cinéma, Cate Blanchett, Halle Berry, Emma Watson, ou encore Blake Lively, des actrices toutes impliquées dans des productions de la compagnie de son mari.

"Le cerveau derrière Marchesa"

Interrogé par le Hollywood Reporter dans un article publié le 9 octobre 2017, un attaché de presse anonyme explique : "(Harvey Weinstein) était le cerveau derrière Marchesa, orchestrant des contrats et utilisant son influence, ses connections avec des célébrités pour (Georgina Chapman), au nom de la marque." Co-produite dès sa création par la Weinstein Company, la populaire émission de télé-réalité Project Runway faisait régulièrement appel à Georgina Chapman comme juge. Sans compter l'amitié médiatisée entre Harvey Weinstein et Anna Wintour, directrice de la rédaction du Vogue américain.

D'autres attachés de presse confirment au Hollywood Reporter que le producteur forçait des actrices à porter du Marchesa, dont Sienna Miller et Felicity Huffman, mais que désormais "aucune star ne voudra encore porter cette marque". Au lendemain du scandale sexuel, Marchesa vient de repousser la présentation de sa nouvelle collection à "une date indéfinie". Et de fermer les commentaires de son compte Instagram, où les internautes appelaient déjà au boycott.

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