Doit-on céder à la tendance des maxi logos ?

Doit-on céder à la tendance des maxi logos ?
La blogueuse anglaise Doina Ciobanu à la sortie du défilé Paul Smith, le 22 janvier 2017 à Paris.
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Anthony Vincent

Maisons de luxe et créateurs pointus affichent sans vergogne leur logo sur des pièces sportives. Mais comment adopter ce tic stylistique hérité des années 1990 sans tomber dans le mauvais goût ?

Depuis quelques saisons, les modeuses s'accordent à afficher haut et fort le logo de leurs marques de prédilection. Une tendance qui fleure bon les années 1990, période faste de la logomania. Maria Grazia Chiuri, directrice artistique de Dior, réhabilite un vieux slogan "Dior J'adior" qui décore le ruban d'escarpins ou de brassières, tandis qu'Anthony Vaccarello, à la tête de Saint Laurent, réinvente les initiales "YSL" en talon de chaussures arty ou broches bijoux.

Un amour des logos vintages venu d'Europe de l'Est

On doit ce retour de hype aux créateurs originaires d'Europe de l'Est, adeptes du détournement de logos occidentaux. Le pointu Gosha Rubchinskiy a ressuscité des survêtements Fila en pièces tendance, tandis que Demna Gvasalia, après s'être réapproprié le logo Champion pour son propre label Vêtements, imprime à tout va Balenciaga dans les collections de la maison parisienne. Même la plus que désuète griffe Sergio Tacchini s'offre un retour en grâce cette saison.

Pour adopter la logomania sans vous ruiner ou tomber dans le mauvais goût, vous aurez donc intérêt à miser sur des pièces sportswear, quitte à chiner en boutiques vintage hauts de survêtement, sweats et t-shirts. Pensez toutefois à les décaler à coups de blazer et jean effrangé, ou avec une jupe-culotte et une veste en cuir, pour ne pas être confondue avec une joggeuse du dimanche.

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