Le retour en masse des logos : pour ou contre ?

Le retour en masse des logos : pour ou contre ?
Une invitée aperçue lors de la fashion week à Sydney, le 16 mai 2017.

Marine Cournede

Emblématique durant les années 1980, le vêtement à logo a très vite été boudé avec la contrefaçon. Aujourd'hui, il fait un retour remarqué dans nos penderies. Décryptage d'une tendance pour le moins tapageuse.

Tout le monde se souvient de l'époque ou les t-shirts, sacs et autres vêtements en tout genre étaient griffés de logos ostentatoires. Née dans les années 80, cette mode s'est essoufflée à la fin des années 1990 avec l'arrivée des contrefaçons, synonyme de mauvais goût, et la tendance s'était orientée vers la sobriété. Mais alors, comment expliquer que ce phénomène ringardisé fasse son grand retour sur les podiums et par la même occasion, dans nos garde-robes ?

Remettre le mauvais goût à l'honneur ?

"Prendre un symbole un peu démodé ou de mauvais goût et le rendre cool fait partie du plaisir", explique Coco Chan, responsable des achats de prêt-à-porter pour femmes de la boutique Stylebop. Tout part donc d'un désir de flouter les codes sociaux, puisqu'une mode autrefois jugée "cheap" est aujourd'hui réhabilitée par les plus grands créateurs. Qui possède un article de luxe et qui possède une contrefaçon ? Difficile à dire, et c'est ce qui semble amuser les jeunes de la génération Z (nés à partir de 1995), grands adeptes de cette tendance : un logo représente une marque de prestige et une identité personnelle dans un monde connecté où l'image est très importante.

À outrance, sinon rien

C'est un véritable déversement de logos chez les marques : Gucci, Givenchy, Dolce & Gabbana, mais aussi Ralph Lauren ou encore Kappa, tous ont adopté la folie de la logomania. Et pas question de le porter en minuscule, le logo se veut grand, tapageur, outrancier. Vous voilà prévenu(e) !

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