Le roller-escarpin, un scandale qui roule

Le roller-escarpin, un scandale qui roule

Campagne Saint Laurent automne-hiver 2017-2018, photographiée par Inez & Vinoodh.

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Anthony Vincent

La maison Saint Laurent lance des souliers hybrides : des paires de talons juchés sur des roulettes. Le début d'une nouvelle tendance ?

Longtemps, les initiales YSL rimaient avec scandale. Après avoir glissé les femmes dans des sahariennes, des smokings féminins ou des toilettes esprit années 1940 devant une France à peine remise de la Seconde Guerre mondiale en 1971 sous la direction de son fondateur, la maison Saint Laurent choque à nouveau les esprits aujourd'hui.

Déjà, en mars 2017, les premières campagnes menées par le nouveau directeur artistique de la griffe, Anthony Vaccarello, ont provoqué l'ire du grand public. Des femmes à moitié nues posaient de manière suggestive. Jugées comme une incitation au viol par des associations féministes, les publicités ont rapidement été retirées. Un esclandre qui a empêché de remarquer un autre détail : les mannequins portaient des rollers-escarpins.

Une tendance sous les feux de la rampe

Issus de la collection automne-hiver 2017/2018, ces patins à roulettes sur talons de 10 cm ont de quoi amuser. Loin d'être une blague, trois modèles différents sont effectivement commercialisés par la maison au prix de 1 495 euros : en patchwork de cuirs irisés et cloutés esprit python, en veau velours clouté, ou encore en cuir flanqué d'une femme fumant une cigarette.

Sous le précédent directeur artistique, Hedi Slimane, les patins à roulettes (plats) s'étaient déjà incrustés dans plusieurs collections Saint Laurent entre 2014 et 2016. Aperçus également chez Moschino, Robert Clergerie et Cosmoparis ces dernières saisons, les rollers risquent bien d'envahir la mode.

 
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