Mode et pollution : quelles solutions ?

Mode et pollution : quelles solutions ?
Acheter moins et se tourner vers la seconde main permettrait de grandement réduire son impact écologique.

Anthony Vincent

Si les marques de vêtements promettent d'être toujours plus écolo, c'est au consommateur de ne pas tomber dans le panneau du greenwashing. Voici 2 façons de changer la donne facilement.

Fin janvier 2018, 64 marques de mode ont annoncé en grandes pompes leur engagement auprès du Global Fashion Agenda pour plus d'éco-responsabilité dans leurs modes de production. Parmi celles qui ont promis d'améliorer à la fois la durabilité des vêtements et leur recyclage plus systématique, on compte notamment Zara, H&M et Asos. Soit trois mastodontes de ce qu'on appelle la "fast fashion" : des griffes qui produisent en masse pour réduire les coûts et comptent fatalement parmi les plus polluantes et irrespectueuses des droits de l'homme.

Consommer moins et de seconde main

Interrogée par Le Bonbon pour une interview publiée le 9 février 2018, Nayla Ajaltouni, porte-parole du collectif Éthique sur l'étiquette, résume le problème de la fast fashion : "On ne peut recycler que 15% du textile produit dans le monde. La surproduction entraîne la surconsommation, et celle-ci fait pression sur les coûts et les délais."

Au-delà du greenwashing des chartes éthiques brandies par les marques, c'est au consommateur d'agir, comme l'explique l'activiste : "On peut surtout réduire sa consommation de vêtements, se rendre compte que posséder trop de vêtements n'est pas un facteur de bonheur et que si les soldes sont rentables pour les actionnaires, elles ne le sont pas pour les travailleurs." Et de conclure : "En tant que consommateur, rationaliser sa consommation et se diriger vers la seconde main est déjà un grand pas : quand notre pouvoir d'achat est limité, notre action en tant que citoyen ne l'est pas."

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