Vague de froid Moscou-Paris : faut-il oser la chapka ?

Vague de froid Moscou-Paris : faut-il oser la chapka ?
Défilé Louis Vuitton automne-hiver 2016-2017, à Paris le 9 mars 2016.

Anthony Vincent

Face à la météo glaciale, il est temps de dégainer ou de s'offrir une chapka. À condition de la mixer avec des pièces sportives ou militaires plutôt qu'une grosse fourrure premier degré.

On la croyait morte et enterrée. Voilà qu'on se surprend à la désirer depuis qu'une vague glaciale venue de Russie s'abat sur la France en cette semaine du 26 février 2018. Et si c'était l'occasion de ressortir ou de s'offrir une bonne grosse chapka ?

Elle avait depuis longtemps déserté les radars mode, aperçue au mieux sur le crâne de quelques messieurs insensibles aux tendances. Mais ces derniers l'auraient même délaissées face à l'affreux reflet tendu par François Hollande, affublé de la tenue traditionnelle kazakhe pour plaire à son homologue Noursoultan Nazarbaïev lors d'un voyage officiel au Kazakhstan le 6 décembre 2014.

Plus Blade Runner qu'Anna Karénine

Pourtant, on s'est surpris à l'envisager de nouveau grâce au défilé Louis Vuitton automne-hiver 2016-2017, où elle était mise à l'honneur en taille XXL, mixée à des pièces militaires ou sportives qui évoquaient "Blade Runner".

Et c'est à cette sauce qu'elle devra être portée en ce froid sibérien 2018, dénichée en boutique vintage pour s'assurer de sa qualité. Plutôt que de la jouer Anna Karénine premier degré en manteau de fourrure, on porte ce chapeau traditionnel déplié avec un long manteau officier bien épaulé, un caban marine ou une doudoune sportswear, une jupe plissée longueur midi, un large pantalon de velours ou un élégant jogging à bandes, et surtout des bottines crantées.

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