Vogue appelle les marques à ne plus faire appel à des mannequins mineurs

Vogue appelle les marques à ne plus faire appel à des mannequins mineurs
Dans son numéro de septembre 2018, Vogue appelle à la révolution du mannequinat.

Azza Kamaria

Dans son numéro de septembre 2018, Vogue a publié un article sur la place de jeunes adolescentes dans l'industrie de la mode, appelant les agences de mannequinat et les marques de vêtements à ne plus faire travailler des mineurs.

Dans le dernier numéro de Vogue, la journaliste Maya Singer a enquêté sur les conditions de travail des mannequins mineurs qui, pour beaucoup, sombrent dans l'industrie impitoyable de la mode. "Aujourd'hui, les jeunes ne sont pas tous destinés à être des stars. Le nouveau business model est : jetons des spaghettis contre le mur et peut-être qu'une des nouilles collera et sera bookée pour le défilé Prada", explique Angus Munro, directeur de casting pour de nombreuses marques. Cette réalité est d'autant plus difficile à vivre pour certains mannequins compte tenu de leur âge. C'est pour cela que le magazine appelle, aujourd'hui, à laisser aux jeunes le temps de mûrir, d'avoir de la confiance, de la force, de l'expérience et de la maturité.

Le Mea Culpa

Le but de l'article publié dans la bible de la mode est de sensibiliser et d'éviter de réitérer les erreurs du passé. En effet, si aujourd'hui, Vogue se poste comme un acteur contre le travail d'adolescente, en février 1980, c'est une Brooke Shields âgée de 14 ans qui faisait la couverture du magazine.

Si les top-models des années 90 ont toutes été repérées très jeunes, les conditions à l'époque n'étaient pas les mêmes. Avant, les agences recherchaient des mannequins pour en faire des stars et signaient très peu de personnes, évitant ainsi un effet de masse qui met de jeunes adolescents dans un état de stress extrême, de vulnérabilité et d'anxiété.

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