Annie Girardot : sa fille raconte, en larmes, l'Alzheimer de l'actrice

Annie Girardot : sa fille raconte, en larmes, l'Alzheimer de l'actrice
Annie Girardot reçoit le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour "Les Misérables", à Paris, le 1er mars 1996.

Anthony Vincent

Giulia Salva­tori, la fille de l'ac­trice de "Rocco et ses frères", évoque avec émotion comment la maladie s'est peu à peu emparée de sa mère jusqu'à la mort.

"Mes amis, je vous aime, et je vous quitte un peu." C'est sur ces mots d'Annie Girardot que Giulia Salvatori a cessé de contenir ses larmes sur le plateau de l'émission Hondelatte Raconte, jeudi 21 septembre 2017 sur Europe 1. Ces propos sont tirés du documentaire "Ainsi va la vie" diffusé en 2008 et réalisé par Nicolas Beaulieu. Ami de longue date de l'actrice française, il l'a suivie de novembre 2006 à février 2007 afin de suivre la lente et implacable progression de la maladie d'Alzheimer en elle. Jusqu'à sa mort le 28 février 2011.

"La perdre un peu tous les jours"

Le journaliste Christophe Hondelatte a ainsi choisi de revenir sur "la maladie cachée d'Annie Girardot" en passant un extrait du documentaire de Nicolas Beaulieu, en présence de Giulia Salvatori dans le studio d'enregistrement. Celle-ci a alors pu témoigner : "Vivre avec quelqu'un pendant 11 ans sachant que cela ne va pas s'amélio­rer, la perdre un peu tous les jours, c'est dur." Elle avait d'ailleurs déjà évoqué par le passé que sa mère ne se souvenait même pas d'avoir été actrice un jour.

La fille unique que l'actrice a eu avec Renato Salvatori, rencontré sur le tournage de "Rocco et ses frères" de Visconti, poursuit : "Mais j'ai eu de la chance avec ma mère, nous n'avions pas besoin de beaucoup de mots pour se comprendre. Et il suffisait d'un regard. C'est peut être l'avan­tage que j'ai eu." Un grand moment de radio, et d'amour inconditionnel entre une mère et sa fille.

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72 commentaires - Annie Girardot : sa fille raconte, en larmes, l'Alzheimer de l'actrice
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    seul35 -

    C'est une personne, une actrice que j'appréciais beaucoup, d'une simplicité, d'une gentillesse

    Il n'y en avait pas beaucoup comme ELLE

    Cela est pour le modérateur qui contrôle tous nos commentaires

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    politiquementcorrect -

    Indécent! Un peu de respect pour votre mère, miss

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    k34 -

    ou est l'indécence ?

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    kesako -

    cette femme parle très bien de la maladie d'Alzheimer et de l'accompagnement par les proches d'une déchéance .... et donc de l'amour filial ...

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    hawkwind -

    Annie girardot une actrice exceptionnelle ,impressionnante de talent et qui nous manque beaucoup.

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    nauvis -

    La video est un témoignage émouvant.
    Je pense que les personnes qui n'ont pas connu ce drame ne peuvent pas évaluer cette terrible douleur de voir leur proche partir un peu tous les jours, c'est une lente agonie. Pour avoir lu la question de savoir dans les réactions si le malade souffrait, mon épouse atteinte de cette saloperie de maladie me disait hier dans un très bref moment de lucidité qu'elle avait peur de mourir, quelle regrettait de ne pas s'être suicidée, c'est une preuve de grande souffrance. Cela dépent peut-être du stade de la maladie, oui les malades souffrent.
    Ce qui augmentent plus encore leur souffrance, c'est le placement dans ces boîtes à fric appelés "EHPADS";
    Par pitié pour eux, si vous êtes dans cette situation, ne placez jamais vos proches dans ces machins où ils sont censé êtrent bien tratés. Ne leur infliger une double peine!!!!!!

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    mimosas83 -

    Courage "nauvis"

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    jocelyne63 -

    Comme je suis d'accord avec vous ne placez jamais vos proches dans ces maisons j'ai également vécu ce drame avec maman et est refusé totalement un placement je crois que malgré les moments de déprime et de lucidité elle était malgré tout reconnaissante d’être restée chez elle entourée par les siens

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    keke16 -

    C'est pour ces raisons Nauvis que je garde ma Maman a la maison.

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    Lucette -

    Si on ne place pas dans un EPADH que fait on alors. Tant mieux si vous pouvez les garder à la maison moi je n'ai pas pu mais par pitié évitez de faire culpabiliser ceux qui n'ont pas d'autre choix que de placer, comme vous le dites la maladie est assez difficile à supporter pour l'entourage alors des réflexions sur le choix du placement ou pas en rajoute encore. Si vous avez pu les garder moi je n'ai pas eu d'autre choix pour sa sécurité surtout et pour la nôtre ensuite. Evitez vos jugements la maladie est différente suivant les patients et la vie ne permet pas de garder un malade dépendant à la maison.