Barbara : Depardieu n'a "jamais ressenti chez elle une douleur d'inceste"

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Gérard Depardieu lors de l'avant-première du film "Le divan de Staline" à Paris, le 10 janvier 2017.
Gérard Depardieu lors de l'avant-première du film "Le divan de Staline" à Paris, le 10 janvier 2017.
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© BestImage, CVS

Fabien Gallet

Très proche de Barbara jusqu'à sa disparition en 1997, Gérard Depardieu rend actuellement hommage à la Dame en noir en interprétant ses titres les plus iconiques sur scène. À cette occasion, le monstre du cinéma s'est épanché sur la vie son amie défunte.

Depuis le 9 février et jusqu'au 18 février 2017, Gérard Depardieu chante Barbara au théâtre des Bouffes du Nord à Paris, vingt ans après sa disparition. L'acteur de 68 ans interprète sur scène une quinzaine de titres, lesquels sont à retrouver sur un album sorti le 10 février dernier, en compagnie du dernier pianiste de la Dame en noir, Gérard Daguerre. En marge de cette série de concerts, dont les premiers ont d'ores et déjà séduit la critique et les spectateurs, ces derniers se sont confiés sur la défunte star.

"Leur relation ? Sublime. C'était inouï, l'amour que Barbara portait à Gérard, et réciproquement. Incroyable. Elle le respectait tellement...", confiait Gérard Daguerre en janvier 2017 à Télérama. "J'ai longtemps refusé de réécouter les chansons de Barbara. Mais elle est toujours avec moi. Je ne sais pas si je suis chanteur, alors j'essaie d'apporter de l'émotion aux mots", a pour sa part expliqué le comédien dans les pages du magazine L'Express, lui qui, en 1986, avait monté le spectacle "Lily Passion" avec la chanteuse.

"L'inceste a glissé sur elle dès qu'elle a commencé à chanter"

Cette forte amitié fait de Gérard Depardieu l'un des mieux placés pour interpréter avec justesse les chansons de Barbara, comme L'Aigle noir ou Nantes. Des titres dans lesquels elle évoquait de manière imagée son douloureux passé, notamment une enfance placée sous le signe de l'inceste, ce qu'elle laissait entendre dans ses mémoires publiées en 1998. "J'ai de plus en plus peur de mon père. Il le sent. Il le sait. J'ai tellement besoin de ma mère, mais comment faire pour lui parler ? Et que lui dire ? Que je trouve le comportement de mon père bizarre ? Je me tais", écrivait-elle.

Si les mots "inceste" ou "viol" n'ont pas été employés par la chanteuse, dans une interview accordée à Télérama début février 2017, Gérard Depardieu, lui, ose. Abordant les paroles de L'Aigle noir, il parle ouvertement de "la marque de l'inceste". "Lorsqu'elle chante 'dans ma main, il a glissé son cou', on peut très bien imaginer une bite", estime-t-il sans peser ses mots, avant de poursuivre : "L'inceste a glissé sur elle dès qu'elle a commencé à chanter. Elle s'en est échappée." L'acteur assure d'ailleurs n'avoir "jamais ressenti chez elle une douleur d'inceste".

S'ils étaient proches, Gérard Depardieu explique n'avoir "appris son histoire que bien plus tard, lorsqu'elle s'est mise à écrire son livre". Et de poursuivre : "Tant de gens ont subi des agressions sexuelles ; certains ne s'en remettent pas − je pense à Patrick Dewaere − d'autres survivent très bien." Aux yeux de l'acteur, Barbara, avec sa "force de vie formidable", en faisait partie, elle qui "ne se lamentait jamais sur son propre vécu". Preuve en est, "avec Nantes, elle montre qu'elle a pardonné", conclu la star du cinéma.

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