Bernard Tapie fait du vélo pour "mettre la maladie K.-O"

Bernard Tapie fait du vélo pour "mettre la maladie K.-O"
Bernard Tapie lors d'une conférence de presse donnée au Royal Monceau à Paris, le 10 octobre 2006.

Fabien Gallet

Le magazine VSD a pris des nouvelles de l'ancienne figure politique qui souffre depuis plusieurs mois d'un cancer de l'estomac. C'est donc auprès de ses proches que la rédaction a été à la pêche à l'info.

"Téléphonez à Untel et Untel, dites que vous les appelez de ma part, ils l'au­ront dans le baba et ils seront obligés de vous répondre", a lancé Bernard Tapie à VSD, le magazine ayant décidé de lui consacrer un article jeudi 12 avril 2018. Jacques Séguéla a répondu présent et a expliqué que l'ancien président de l'OM se battait contre son cancer en grimpant sur son vélo "à assistance électrique" et en avalant parfois jusqu'à 50 kilomètres de bitume. "Je lui ai demandé s'il y avait une voiture qui le suivait, il m'a répondu : 'Non, je ne veux pas car si j'ai un coup de pompe, je vais mettre le vélo dans le coffre et m'ar­rê­ter'", a précisé l'ex-publicitaire avant d'ajouter : "C'est sa façon de mettre la maladie K.-O."

Bientôt sur scène dans le rôle de Jean Valjean ?

"Alors qu'il est allongé sur son canapé, en pleine souffrance (...), il faut qu'il se lève. Même malade, il vient te cher­cher à la porte et te prendre dans ses bras", a assuré Jacques Séguéla. Car Bernard Tapie est un battant. Preuve en est, outre le vélo, il a des projets plein la tête. Loin de l'affaire du Crédit Lyonnais, il espère pouvoir remonter sur scène en 2019. "On aime­rait monter 'Les Misérables' avec Bernard, évidemment, dans le rôle de Jean Valjean. Il a envie de se projeter avec le spectacle et puis, ça lui donne de l'es­poir", a révélé le producteur et metteur en scène Philippe Hersen.

Bernard Tapie a d'ailleurs confié pouvoir compter sur ses proches. "Tout le monde vient me voir, Claude Lelouch est passé il y a huit jours et d'autres aussi, ça me fait beau­coup de bien", a-t-il déclaré. Et de conclure : "On a beau être solide, ce n'est pas facile, ni pour soi ni pour l'en­tou­rage. Je n'ai pas envie de lais­ser une terre brûlée derrière moi."

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